jeudi 26 janvier 2012

Jour 17 - Praia do Forte

Nous arrivons à la gare routière de Salvador au petit matin. Après quelques hésitations sur la logistique, nous décidons de nous rendre directement à l'aéroport déposer nos sacs en consigne et de partir pour la journée à Praia do Forte, une plage un peu au Nord de Salvador.

C'est un minivan, archi-rempli d'une vingtaine de passagers (au lieu de la douzaine réglementaire) qui nous y emmène. Praia do Forte, c'est un peu dans le style de Porto de Galinhas que nous n'avons pas pu voir: eau transparente, récifs et petits poissons (sans oublier les charmes brésiliens...). Marin est déjà venu lors d'un premier séjour dans le coin. Moi, je découvre l'endroit même si c'est la quatrième fois que je viens à Salvador!

Je suis encore faiblard, heureusement Marin a toujours de la bonne humeur à revendre, alors tout va bien! Quand la fièvre monte, je vais me baigner. Quand j'ai un frisson, je m'étale au soleil.

En fin d'après-midi on regagne la ville. Je vois que la périphérie de Salvador se développe: gros shopping étincelant entre des dizaines d'immeubles résidentiels flambants neufs. Une toute autre image que celle que je me suis faite 3 ans plus tôt, lors de mes premiers pas au Brésil.

Nous retrouvons ensuite l'aéroport, récupérons nos sacs de couchage en laissant le reste de nos affaires en consigne. On se trouve ensuite un banc à l'écart du bruit et entamons un repos bien mérité.

Jour 16 - Dodo à Maceio

Pas grand chose à dire de cette journée. Je ne suis pas du tout en forme, seulement bon pour dormir: courbatures, mal de crâne et fièvre. J'espère seulement que ce n'est pas un problème style dengue ou je ne sais quoi de maladie tropicale.

Du coup, Marin va se promener tout seul dans Maceio. Et il nous achète les billets de bus pour Salvador, notre dernière étape ensemble. Vers 18h, direction la gare routière, quitte à dormir, autant que ce soit dans le bus!

Jour 15 - Italia

Le réveil est difficile... autant que la nuit. Nous retrouvons Ludovica, une amie italienne qui étudie avec nous à São Paulo. Elle est arrivée le matin même à Maceio. Elle voyage avec un ami italien dans le Nordeste, et on lui avait donné notre point de chute pour que l'on puisse se retrouver.

Pendant que l'on prend notre petit déjeuner, que j'avale sans envie, Ludovica et son ami partent se promener. On part ensuite se baigner à Ponta Verde, la plage située près de l'auberge. Tout d'un coup, on se rappelle de la date: nous sommes le 14 juillet! Cocorico.

A midi, on rencontre Marcos, notre coloc à l'auberge. Il a trouvé un petit restau pas cher, du coup on mange avec lui. Ludovica et son ami reviennent de leur balade. Trois italiens à une même table, ça parle pas mal! C'est animé et sympathique. "Vai vai vai", pasta et café.

On se dirige tous vers le marché artisanal en longeant le bord de mer. Toujours les mêmes souvenirs partout, t-shirts et coquillages. Mais moi, je fatigue. J'ai encore de la fièvre et je retourne à l'auberge faire une sieste. Je me réveille seulement pour aller manger le soir avec Marin et les italiens, mais retourne vite me coucher, exténué.

Jour 14 - Praia do Francês

Je n'ai pas passé une très bonne nuit à l'auberge. Peut-être le lit, peut-être Marcos qui ronfle. Marcos, c'est un italien qui partage notre dortoir. En plus, la météo de la journée ne s'annonce guère joyeuse. Nous décidons tout de même de nous rendre à la Praia do Francês (= la plage du français). C'est une longue et belle plage à quelques dizaines de kilomètres au Sud de Maceio. Un français fût le premier à en repérer le potentiel touristique et à y installer un restaurant, ce qui a donné son nom à l'endroit. Aujourd'hui, plusieurs dizaines d'autres commerces ont suivi.

Le ciel est gris, avec un peu de crachin de temps en temps. Ce n'est pas comme cela que la plage est présentée sur les cartes postales! On se baigne tout de même et lorsqu'une averse arrive, on se pose tranquillement pour une petite caïpirinha. On passe ensuite dans un cybercafé, j'en profite pour vérifier mon avenir: mes matières sont en cours de validation, ouf.

On revient en minivan à Maceio. Le gars nous entourloupe un peu et ne nous ramène pas à l'endroit prévu. On en profite pour visiter la ville à pied. Encore et toujours des bâtiments coloniaux, dont le Palacio do Governo de l'état d'Alagoas. Il y a une foultitude de drapeaux devant, Marin demande au gardien ce qu'ils représentent. Réponse: ce sont les bannières de toutes les municipalités d'Alagoas. En bonus, il nous dit que l'on peut entrer pour visiter le bâtiment, un guide est même à notre disposition.

Le gars semble se remettre de sa sieste. Il est gentil, souriant, mais n'a pas l'air très dégourdi. On monte l'escalier principal, il nous montre un buste, quelques tableaux. Lorsqu'on lui demande qui sont les artistes... il ne sait pas. Certains tableaux attirent notre attention, ceux dont le titre est "Vue d'un village en Bretagne" ou "Vieux breton"! On apprendra aussi que les deux premiers présidents brésiliens sont issus de l'Alagoas (en 1889 et 1891).

Nous reprenons la direction de notre auberge, mais avant, on cherche à manger. On a beau être dans le centre-ville de Maceio, ville comptant près d'un million d'habitants, on ne trouve pas grand chose à la nuit tombée. Après environ 20 minutes de recherche, on trouve un mini restaurant ouvert. C'est pas cher mais il n'y pas beaucoup de choix... la tenancière nous sert un bout de viande plein de gras et d'os accompagné de 2 sortes de racines, style manioc, mais en moins bon. On se force à manger parce que l'on a faim mais on ne finira même pas nos assiettes.

On se console avec des tapiocas sur le front de mer une fois revenu dans le quartier plus touristique, et plus animé, près de l'auberge. Moi, je suis bien fatigué... et commence à avoir de la fièvre...

Jour 13 - Porto de Galinhas

Aujourd'hui, on part tôt. Nous avons prévu de passer la journée à Porto de Galinhas. Imaginez une plage de sable blanc, des piscines naturelles entre les récifs, de l'eau transparente, des petits poissons tropicaux venant vous léchez les chevilles...

Oui mais voilà, la météo est contre nous. Je m'attendais à ce que Porto de Galinhas soit un des points forts du voyage dans le Nordeste, si ce n'est le meilleur... Mais à Recife, il pleut à torrent. Kyllderes nous l'avait laissé présager: avec un tel temps ici, aucun intérêt d'aller à Porto de Galinhas. Sous la pluie, l'eau transparente devient grisâtre empêchant d'observer les beautés aquatiques naturelles d'une des plus belles plages brésiliennes. La belle photo à gauche est tirée d'Internet.

Pour la petite histoire, Porto de Galinhas signifie le port des poules. A l'époque de l'esclavage, l'endroit était devenu un des principaux points d'arrivée des esclaves au Nordeste. La plupart arrivant cachés sous des cages de poules. Et l'expression "il y a une nouvelle poule au port" a commencé à marquer l'arrivée des nouveaux esclaves illégaux.

La mort dans l'âme, Kyllderes nous emmène à la gare routière, sous une pluie battante, et nous prenons directement la direction de Maceio, où nous arrivons le soir.

Peu après notre descente du bus, je m'aperçois que mon téléphone portable n'est plus dans ma poche... je retourne sur le quai: trop tard, le bus est reparti. Après avoir perdu mon ancien portable au Pérou, l'histoire se répète! Décidément, ce n'est pas une bonne journée!

mardi 24 janvier 2012

Jour 12 - Centro

Je commence cet article par la vue que nous avez en nous réveillant: la photo est prise depuis l'appartement de Kyllderes. La ville brésilienne typique: des buildings émergent ça et là entre quelques résidences.

Avec Marin, nous décidons de retourner en ville, continuer de découvrir le centre. Première étape, une ancienne prison réaménagée en marché de l'artisanat. C'est beaucoup plus coloré maintenant qu'à l'époque!

Des gouttes d'eau nous attendent en ressortant. On se met alors rapidement en route pour trouver le fort du Pernambuco qui abrite un musée intéressant, d'après nos informations. Après quelques minutes à tourner en rond sous la pluie, nous trouvons enfin l'entrée du fort... mais celui-ci est fermée, pour travaux. Une fois sur deux, quand un musée semble bien au Brésil, il est fermé pour travaux. Du coup, on continue à arpenter les rues de Recife, nos tongs baignant dans les flaques. On slalome entre des églises, des marchés et les gouttes d'eau.

En revenant chez Kyllderes, on fait la connaissance d'un autre couple de couchsurfeur que notre hôte héberge. Sans doute que notre séjour lui a redonné confiance dans le CouchSurfing! Lui est argentin, elle est espagnole, et ils voyagent jusqu'au Mexique, peut-être...

Moi, je me rappelle que j'ai un diplôme à obtenir, alors je vais vérifier mes dernières notes sur internet. Ouch! Il me manque 2 matières! Je n'ai que 4,9/10 (5 est requis) dans une, j'envoie donc un mail pour savoir si le prof peut pas faire un effort. L'autre, je n'ai pas la présence suffisante... pour une matière où la liste de présence n'est passée qu'à un cours sur 4, je trouve cela un peu fort de café. Un autre mail réglera l'affaire... enfin j'espère...

Jour 11 - Oh, linda !

La journée est consacrée à la belle Olinda... une redondance. Selon la légende, la ville serait nommée ainsi d'après un des colonisateurs portugais, Duarte Coelho, qui se serait exclamé: "Oh, linda situação para se construir uma vila!" (= Oh, bel emplacement pour se construire une vila!).

Et effectivement, la vue depuis la colline où se situe le cœur de ce joyau colonial est magnifique. L'océan, les récifs et la ville de Recife s'étalent en contrebas. Et lorsque le soleil apparaît, c'est encore plus beau.

La ville, une des plus anciennes cités brésiliennes fondée en 1535, a été déclarée patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco en 1982. Il faut chercher l'explication du côté de tous les bâtiments coloniaux aux couleurs vives qui participent à la beauté d'Olinda.

La culture n'est donc pas en reste, et la ville se targue d'abriter l'un des Carnaval les plus animés du pays. Les défilés dans les ruelles pavées sont légion. La bonne humeur toujours au rendez-vous. Une coutume veut que durant le Carnaval, des mannequins géants soient promenés dans la foule. Ils participent à la renommée de l'évènement. En tout cas, Marin a apprécié!

Le soir, nous revenons chez Kyllderes. Il a invité quelques amis pour faire un "marathon Harry Potter". A l'occasion de la sortie du nouvel opus des histoires du magicien, ils ont décidé de regarder les 7 précédents films d'affilée... soit plus d'une quinzaine d'heures de films! Une performance à la hauteur de l'impressionnante collection de DVD de Kyllderes, dont vous avez un aperçu à gauche.