La nuit fut blanche, afin de ne pas rater notre bus retour pour l'Argentine partant tôt de la gare routière. Nous nous apprêtons à prendre le métro pour nous y rendre... mais voilà, il est encore trop tôt ! Le métro ouvre plus tard le weekend, et nous sommes dimanche.
Du coup, petit coup de stress ! Il y a des bus qui passent, mais encore faut-il être sûr de trouver le bon. Du coup, nous nous rabattons sur un taxi. Malheureusement, nous n'avons quasiment plus de pesos chiliens, on avait calculé juste ce qu'il nous fallait avant de quitter le pays. Après négociation avec le chauffeur, on arrive à payer la course avec nos 2000 pesos restants et 10€ que Florian avait avec lui. Ouf.
Et on arrive même en avance au terminal de bus. Il nous faut encore 6 heures pour retraverser les Andes. Le passage à la frontière est délicat. Perso, moi je dormais, tout comme Florian, mais Aurélien était bien éveillé quand il a senti le bus déraper sur plusieurs mètres sur le bitume verglacé d'un des virages serrés. Pas rassurant.
A Mendoza, nous restons deux heures au terminal de bus avant de continuer notre route, direction Rosario pour cette journée kilométriquement chargée.
Jours 50 à 52 - Frontera cerrada
Ce jeudi, nous retournons sur Santiago, prêts à reprendre la route pour l'Argentine. Oui mais non, la frontière est en fait fermée pour cause d'intempéries: 70 centimètres de neige au col, alors quand on a vu la route en lacets, on comprend que les bus n'y circulent pas ! Le problème est que l'on ne sait même pas quand elle va rouvrir... les pronostics sont pour le dimanche.
Du coup, nous partons à la recherche d'une auberge. Celle où nous étions quelques jours ne nous attirent pas, il n'y avait pas de chauffage et y faisait beaucoup trop froid. Nous en trouvons donc une autre, avec en prime un billard et un Guide du Routard sur le Chili. Nous suivons ses conseils pour un restaurant de Santiago: nous y mangerons une superbe parrilada (poulet, boudin, côte de porc, steak avec des pommes de terre). Qualité et quantité pour un prix plus que correct. Le tout saupoudré d'un vin chilien. Nous croisons d'autres compatriotes, guidés par les mêmes conseils que nous. Pour le dessert, nous demandons la même chose que nos voisins: une michelada? Ok, c'est ça que nous voulons alors! On aurait dit de la bière avec du sucre glace façon cocktail sur le verre: en fait, c'est de la bière, citronnée, mais avec du sel sur le bord. Beurk.
Le lendemain, on se refait un tour en ville, dont un passage sur le morro Santa Lucia, offrant un autre point de vue sur la ville. On commence à avoir fait le tour de la ville... alors petit "pub crawl" le soir.
Le lendemain, nous devons changer d'auberge, puisqu'il n'y a plus de places libres pour nous. Nous en trouvons une autre, posons nos sacs et ré-arpentons la ville. Le soir, un asado est proposé à l'auberge, un barbecue quoi, pas cher mais ce n'est pas très bon. Par contre, nous rencontrons "deux voisines": deux sœurs de... Sulniac ! Camille s'apprête à commencer un semestre à Santiago, et sa grande sœur Aurélie l'accompagne la première semaine. Avec tout ce petit monde, nous nous motivons pour aller dans un bar de nuit. Dedans, nous avons la bonne idée de laisser nos affaires dans un coin. Aurélie nous raconte comment elle s'est déjà fait voler son sac ainsi dans une boîte londonienne... pendant ce temps là, quelqu'un repartait avec mon manteau, mes lunettes et Stanley... grosse perte en une seule fois. Le mauvais plan total, il fait froid et mes lunettes me sont quasi indispensables la nuit. Snif. Stanley lui continue sa vie au Chili, ou ailleurs.
Le lendemain, nous devons changer d'auberge, puisqu'il n'y a plus de places libres pour nous. Nous en trouvons une autre, posons nos sacs et ré-arpentons la ville. Le soir, un asado est proposé à l'auberge, un barbecue quoi, pas cher mais ce n'est pas très bon. Par contre, nous rencontrons "deux voisines": deux sœurs de... Sulniac ! Camille s'apprête à commencer un semestre à Santiago, et sa grande sœur Aurélie l'accompagne la première semaine. Avec tout ce petit monde, nous nous motivons pour aller dans un bar de nuit. Dedans, nous avons la bonne idée de laisser nos affaires dans un coin. Aurélie nous raconte comment elle s'est déjà fait voler son sac ainsi dans une boîte londonienne... pendant ce temps là, quelqu'un repartait avec mon manteau, mes lunettes et Stanley... grosse perte en une seule fois. Le mauvais plan total, il fait froid et mes lunettes me sont quasi indispensables la nuit. Snif. Stanley lui continue sa vie au Chili, ou ailleurs.
Jours 48 et 49 – Viña del Mar y Valparaiso
Nous allons même nous y baigner… enfin y tremper la main,
parce que la bonne température n’est pas au rendez-vous. Le soir, le soleil se
couche à l’Ouest pour le plus grand bonheur de nos yeux.
Le lendemain, c'est au tour de Valparaiso. On s'y rend en métro depuis Viña del Mar: nous arrivons au port, où petites barques et énormes porte-containers nous attendent.
C'est ensuite à pied que nous partons explorer "Valpo": pleine de couleurs, la ville offre un paysage urbain particulier. Sur le flanc des collines les maisons peintes s'amoncellent, s'entremêlent de petites rues pentues où chaque parcelle de mur ou d'escalier peut être le support d'une œuvre d'art. Les graffitis sont légions.
Nous escaladons les escaliers au hasard. Valparaiso a mauvaise réputation , style Rio de Janeiro, alors je me méfie, surtout avec nos appareils photos à la main... mais il n'y a pas grand monde dans les rues, nous sommes trois mecs et puis la vue vaut le déplacement. Au détour d'une rue, une femme nous interpelle: "faut pas rester là, es peligroso (dangereux) pour vous !". D'accord, on s'en va, merci madame
Nous nous dirigeons tout de même vers la maison de Pablo Nureda, célèbre écrivain chilien, Prix Nobel de littérature en 1971. Il mourra deux ans plus tard, officiellement d'un cancer de la prostate... ou officieusement assassiné peu après le coup d'état qui renversa Salvador Allende. Sa maison est un musée "à ciel ouvert"... mais il n'y a rien d'intéressant à voir.
Le soir, c'est l'anniversaire de Florian ! Un peu de pisco, l'eau-de-vie locale pour l'occasion.
Le lendemain, c'est au tour de Valparaiso. On s'y rend en métro depuis Viña del Mar: nous arrivons au port, où petites barques et énormes porte-containers nous attendent.
Nous nous dirigeons tout de même vers la maison de Pablo Nureda, célèbre écrivain chilien, Prix Nobel de littérature en 1971. Il mourra deux ans plus tard, officiellement d'un cancer de la prostate... ou officieusement assassiné peu après le coup d'état qui renversa Salvador Allende. Sa maison est un musée "à ciel ouvert"... mais il n'y a rien d'intéressant à voir.
Le soir, c'est l'anniversaire de Florian ! Un peu de pisco, l'eau-de-vie locale pour l'occasion.
Jours 46 et 47 – Santiago
Ce n’est pas bon signe. Nous menons l’enquête enquête dans
le voisinage, mais il n’y a pas grand monde dans ce quartier délabré. Un gars
nous annonce finalement qu’il n’y a plus rien dans le bâtiment depuis le
tremblement de terre en début d’année ! Arf.
L’auberge est énorme, étalée sur pas moins de 8
étages ! Et surtout bien mieux située, près du centre. De quoi partir
découvrir la ville à pied. Bellavista, le quartier des bars et restaurants. Les
rues du centre. Le palais présidentiel et son énorme drapeau chilien… Des
étudiants font grève à proximité : ils réclament la gratuité de l’éducation.
On se mange une empanada au pied du funiculaire nous
emmenant au sommet de la ville. Le gris de Santiago s’étale à nos pied, les
montagnes émergent au loin derrière la brume. Nous redescendons à pied, c’est
notre côté sportif. La main verte et curieuse d’Aurélien nous fait découvrir un
amandier au bord du sentier, c’est notre côté aventurier !
Jour 45 – Mendocita
Une journée tranquille sous le soleil de Mendoza, l’occasion
d’aller manger une glace sur un conseil du guide du Routard, les argentins sont
assez bons sur les glaces, influences italiennes obligent. A la table d’à côté,
un autre guide du Routard : un couple de bretons ! Lui de Crozon,
elle de Lizio. Les bretons sont partout ou le monde est petit ?
Nous flânons un peu sur le marché de la place principale,
toujours les mêmes babioles à vendre. Puis nous cherchons la poste… fermée. Il
nous faut juste une boîte aux lettres pour envoyer quelques cartes postales.
Nous demandons donc à une passante, puis deux.... Personne ne sait. Ils
n’envoient pas de lettre ici ? Au bout de la troisième personne, on a une
piste : une vieille boîte métallique sale se situe dans un coin de la rue.
On n’est pas sûr de notre coup, notre informateur non plus, mais on peut y
glisser les cartes. Les boîtes de la poste sont rouge en Argentine, suffit de
le savoir.
Puis nous achetons nos billets de bus pour le lendemain. De
retour à l’auberge, c’est soirée pizza internationale avec les londoniens et
toutes sortes de latinos : Argentine, Colombie, Mexique…
Jour 44 – Tinto o branco ?
Au petit matin, nous partons chez Monsieur Hugo, sur les
conseils du personnel de l’auberge. Tom et Cat, un couple de jeunes londoniens,
se joignent à nous pour trouver la route, et surtout le bon bus pour s’y
rendre.
Mais qui est-ce donc que ce Monsieur Hugo que vous ne savez
pas qui est-ce et que vous vous demandez qui c’est ? Le caractère
alambiqué de cette phrase reflète comment les visiteurs de Monsieur Hugo
peuvent s’exprimer à la fin de leur journée. Monsieur Hugo loue des vélos. Rien
de bien extraordinaire…
Mais voilà, il se trouve que Monsieur Hugo se trouve au beau
milieu des vignes. A peine arrivé, avant de nous montrer les vélos, il nous
pose la question suivante : tinto o branco ? Comprenez par là :
un verre de vin rouge ou un verre de vin blanc ?
Aurélien, Florian et moi optons pour le tinto :
acquiescement du bon Hugo. Paperasse réglée, nous enfourchons nos bécanes et
partons pédaler à travers les cépages de Malbec. Nous trouvons nos compagnons
londoniens partis louer des vélos chez la concurrence. Ils n’ont donc pas le
droit au (bon ?) vin de Monsieur Hugo.
Un peu plus loin sur la route des vins, nous reposons les vélos
à terre pour une dégustation d’huiles, de confitures, de chocolat. C’est quoi
le rapport avec les vignes me direz vous : eh bien je ne sais pas trop.
Nous terminons par le test de deux liqueurs dont de l’absinthe. Les 75 degrés d’alcool chauffent l’œsophage. Une fleur
poussant en France est à base de cette liqueur… mais on vient tester en
Argentine !
Nous sommes à 12 kilomètres de Monsieur Hugo. Une fois
parcourus en sens inverse, nous lui rendons ses vélos qu’il nous échange contre
plusieurs itérations de sa phrase fétiche : tinto o branco ?
Tinto por favor !!
Jour 43 – Mendoza
Au petit matin, le jour se lève sur l’Argentine, illuminant
les montagnes à l’Ouest paraissant comme des nuages lointains, colorés de rose.
Nous voilà ensuite à Mendoza. Une fois les affaires posées
dans une auberge, nous découvrons l’immense plaza principale, nous baladons
dans le grand parc de la ville dessiné par
un français, escaladons le cerro de
la gloria (= le mont de la gloire), où est érigé une statue. D’en haut,
nous avons une vue panoramique sur la ville.
Après les emplettes nécessaires, le soir à l’auberge, nous
mangeons des crêpes ! Nos compagnons d’un soir hument avec envie nos
préparations…
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