Jour 131 - Carazillo
Jour 130 - El cañon del Sumidero
Nous embarquons dans un bateau rempli de quelques dizaines de touristes et la descente commence. Nous avançons tranquillement et nous approchons du canyon à proprement parler. Notre route se découpe entre les falaises surplombant sur la rivière.
Une chute d'eau nous rafraichit, de fines gouttelettes s'échappant de la falaise, à quelques dizaines de mètres de hauteur.
Il y a tout quatre barrage sur le parcours de cette rivière, dont un est à l'origine de la retenue d'eau dans le canyon. Auparavant, il y avait une importante chute d'eau sur le cours de la rivière, où tout ce qui passait par là était englouti dans les eaux, et disparaissait. Cela a donné le nom du lieu, "sumidero". Maintenant, la chute d'eau a disparue à cause de la montée des eaux due au barrage.
Une fois de retour à San Cristobal, nous récupérons nos affaires et prenons le bus de nuit pour notre prochaine étape : Puerto Escondido.
Jour 129 - San Cristobal de las casas
Ensuite, direction un cyber-café. Nous décidons de réserver un vol Mexico-USA... pour éviter deux jours de bus et le passage de la frontière terrestre. Nous atterrirons à Las Vegas après une courte escale à Los Angeles! Cela m'ennuie tout de même de rater les paysages par la fenêtre du bus.
Finalement, pas beaucoup d'informations dans ce centre. A part une critique sur les multinationales voyous qui s'approprient la biodiversité à coup de dollars, Monsanto et compagnie sont des biopirates, et une vidéo sur l'accouchement maya. Il y a tout un rituel à respecter, la femme enlace son mari pendant le partera (= partenaire, jouant le rôle de sage femme ici) appuie sur sons ventre. La femme ne doit pas manger d'oignons, on lui passe un poulet noir autour de la tête pour chasser les mauvais esprits et on verse un peu de pepsi sur le crâne du bébé!
Jour 128 - Palenque
A 8h, nous embarquons pour les ruines. Nous payons les deux entrées du parc, où comment soutirer un maximum d'argent aux touristes, et nous voilà de nouveau au milieu de vestiges mayas. Cette fois en revanche, la jungle a été bien repoussée. Les espaces sont bien dégagés autour des principaux bâtiments visibles. Il est également possible de monter au sommet de plusieurs bâtiments, offrant un bon point de vue.
En fait, seulement 10% de la superficie de la cité (~2,5 km²) a été explorée à ce jour. Palenque, dont le nom originel maya est Lakam Ha signifiant "Grandes eaux" à cause des nombreuses sources et cascades de la ville, était une ville de taille moyenne dans l'empire. Un millier de constructions seraient encore enfouie dans la jungle.
Nous avons le choix entre la chambre en dure, ou l'autre moins cher. On ne comprend pas trop mais on prend la moins cher... le toit est en taule et les murs en carton! Le tout est recouvert de tissus tout de même. Il ne fait pas très chaud... mais on a de bonne couvertures pour dormir. Il n'y a pas d'eau chaude dans la salle de bain non plus. On fait un tour pour manger, puis retour à l'auberge pour une petite sieste... nous pensions ressortir, réveil sur ma montre en place... que nous n'entendrons pas tellement nous sommes fatigués. Une grosse nuit de sommeil, plutôt frisquette d'ailleurs.
Jour 127 - Mexico
Nous trouvons le notre. En fait, c'est un va archi bondé. Il y a de la place sur la banquette à l'avant. On y est moins serré et on respire mieux, la journée est déjà chaude. Le van s'engouffre dans des ruelles sans queue ni tête... je me demande pourquoi il passe par là. Quelques minutes plus tard, j'ai ma réponse. Il s'arrête sur une petite cour où sont garés une ribambelle de véhicules, coincés entre les murs, il n'y a que quelques centimètres entre chacun d'entre eux. Là, d'autres personnes montent dans notre van, qui me semblait déjà bien rempli! Il doit y avoir 20 personnes pour la dizaine de places. Le chauffeur se marre: des fois il n'y a personne me dit-il!
Il n'y a plus qu'à attendre la prochaine navette. Un gars passe devant nous: machette dans la main gauche, tapir décapité dans la main droite. On se fait des tacos en attendant. Et soudain...
Je m'aperçois que je n'ai plus mon sweat! Et m...., je l'ai oublié dans le premier van de la journée. Il est loin maintenant, resté côté guatémaltèque. Je suis très triste, ce bon vieux sweat m'avait suivi partout. Il était très bien pour voyager, avec écrit "Brasil" derrière, snif.
Le van arrive enfin et nous emmène à Tesonique, un autre nous dépose à Palenque à la nuit tombée. Nous trouvons un petit hôtel. La télé diffuse TV5 Monde. Des huaraches, hybrides entre des tacos et des pizzas, et de l'eau de riz feront notre dîner dans la rue.
Jour 126 - Tikal et les Mayas
Je quitte l'île de Flores au pas de course pour crapahute dans la ville de Santa Elena afin de trouver cette fichu poste. Je demande mon chemin mais je ne comprends pas bien les indications contradictoire des autochtones, tantôt à gauche, tantôt à droite. Je finis par tomber sur le correo, bien caché dans un mini centre commercial.
15 jours de voyage et 53 quetzals pour la France, mais la guichetière m'explique que je n'ai pas le droit de joindre ma carte bancaire avec! J'explique la situation, que je n'ai pas le choix, et que de toute façon la carte est inactive maintenant. Elle demande à son supérieur, qui donne finalement son approbation, en mettant la carte dans une sous-enveloppe. Ils sont aimables et me rendent bien service, un sourire et je repars en courant vers Flores. J'arrive à 9h au pont, Yann devant prévenir le bus de s'y arrêter pour que je le prenne en passant.
Comme je ne vois personne, je me décide de voir à l'auberge. Yann attend tranquillement, le bus est en retard... il arrive à 9h40. Nous embarquons avec un couple de canadiens étudiants en musique entre autres. Le guide Ruben nous fait un petit topo sur la civilisation Maya.
Aujourd'hui, 70% des guatémaltèques sont des indigènes, descendant des mayas, comme nous l'indique fièrement Ruben. En plus de l'espagnol, de 2 langues africaines (sur la côte Caraïbes), 20 langues indigènes sont parlées dans le pays. Les monuments religieux sont orientés Est-Ouest, comme chez les mayas. Les tombes des enfants sont orientées vers l'Est, celles des adultes vers l'Ouest. Les fêtes mayas sont encore célébrées. Mais 2012 n'est pas la fin du monde, à part pour les scénaristes d'Hollywood!
Nous retournons finalement au bus qui nous ramène à Flores. Nous laissons nos amis canadiens du jour. A l'auberge, un chinois nommé Julin nous échange quelques infos de voyage, il est déjà passé par New York, Miami et le Mexique. On se refait des tacos, et le sommeil nous attrape.
Jour 125 - On the road again
Nous revenons à l'auberge. Il n'y a pas grand monde.Nous tombons sur deux allemands un peu bizarres mais globalement sympathiques. On retourne manger vers 20h! Des tacos cette fois-ci. Dans tout ça, on a pas réservé de transport pour se rendre à Tikal, le site Maya situé non loin. Il est trop tard maintenant, on verra ça au petit matin.
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