Jour 36 - Camino Inca

On se lève tôt, on enfile nos chaussures trempées, on prend nos sacs d'une douzaine de kilos sur le dos et à 6h30 nous voilà dans la camionnette de l'agence qui nous emmène au bus qui va nous emmener au point de départ du trek. Nous longeons le Rio Urubamba dont je reparlerai... Je suis un peu impressioné par le courant qui semble assez fort. Sur la route, nous faisons un arrêt à Ollantaytambo pour que l'on y dépense des sous. Les autochtones se jettent sur tous les touristes pour vendre des bâtons de marche, des capes de pluies...

Déjà fébrile en partant de l'auberge, Yann ne se sent pas très bien, conséquence de sa journée de VTT pluvieuse de la veille. Nous remontons dans le bus. Assis à côté de moi, Yann allait vraiment mal et il me dit qu'il a envie de vomir. N'étant pas très enchanté par l'idée, je lui dis d'essayer de dormir, que cela va passer... 4 jours de marche nous attendent, il faut être d'attaque!

Mais quelques minutes plus tard, ce qui devait arriver arriva. Un sachet plastique fut réquisitionné, jusqu'à ce que Yann ne prenne même plus la peine de s'en servir... J'ai à peine eu le temps de dire "mais non", il partait déjà dans une sorte de crise d'épilepsie, se tordant dans tous les sens sur son siège. J'essaie de le maintenir et l'appelle, il me regarde avec des yeux exorbités, comme possédé par le dernier des incas!

Il était ailleurs, mais cela n'a duré que quelques secondes. Ces yeux sont revenus, lui aussi. Le guide arrive à nos côtés dans le bus, il fait respirer les vapeurs d'un liquide inconnu à Yann, sans doute quelque chose à base de feuille de coca.

Nous arrivons finalement au point de départ du trek, que Yann ne fera malheureusement pas du fait de son état de santé. Il retourne se reposer à Cusco alors que nous entamons notre premier kilomètre. Il est prévu qu'il nous rejoigne directement sur le site du Machu Picchu trois jours plus tard, pour faire la visite avec nous.

La première journée est tranquille, quelques heures de marche sans dénivelé excessif. Il pleut un petit peu, normal. Nous voyons les premiers sites archéologiques du chemin. L'un était un entrepôt situé le long du chemin inca, un autre était un poste de contrôle du camino, point de passage obligé vers le Machu Picchu.

Nous sommes un groupe de 12 touristes: 10 brésiliens, Antoine et moi. Le soir, nous arrivons à notre campement, nos tentes sont déjà prêtes, installées par nos 10 porteurs. Il y a un cuisinier dans le lot, un bon repas nous attend autour d'une lampe à gaz.

Nos deux guides, Alberto et Etso nous apprennet quelques mots de Quechua, les brésiliens se moquent de la main de Thierry Henry pour la qualification à la Coupe du Monde, avec Antoine, on répond que c'est la France qui va gagner! Puis direction les tentes pour dormir, le lendemain, la plus grosse journée du trek nous attend.

Jours 33 à 35 - Cusco

Après 590 km de piste, la tête un peu dans les nuages, nous arrivons à Cusco, 300000 habitants, 3400m d'altitude. La ville est très agréable, peut-être la plus belle du pays, grâce à la bonne préservation des bâtiments de l'époque coloniale et aux vestiges de l'époque inca.


Nous peinons à trouver une auberge bon marché, beaucoup affichent complet. Finalement, nous trouvons une auberge à s/15 (3,2€) la nuit. L'employé nous fait même la première nuit à s/10 seulement, en décalant notre date d'arrivée d'un jour... je pense que ces sous sont allés dans sa poche! Corruption, corruption.

Nous nous baladons ensuite dans la ville. Lorsque les espagnols sont arrivés en 1534, ils en ont détruits une bonne partie. Moi con(quistador), moi tout casser!! Les espagnols ont bâti en utilisant les restes des constructions incas comme fondations. Sur chaque lieu de culte inca, les espagnols ont bâti une église. Malgré tout, il est donc possible d'observer la performance de l'architecture inca. Le style "inca impérial" est le plus impressionnant: des immenses blocs de pierre sculptés, faisant jusqu'à plus de 6m de largeur, emboîtés les uns dans les autres au milimètre près, tenant ensemble depuis plus de 500 ans, résistants au temps, aux intempéries, aux séismes, le tout sans aucun mortier ni joint!

Preuve de la dextérité des incas en matière de la taille de la pierre, la "pierre à 12 angles", faisant partie d'une construction du centre-ville. Elle présente 12 coins et s'emboîte parfaitement avec ses voisines.


Nous avons également visiter la cathédrale et le monastère de la Merced, où est racontée l'histoire du Saint Pedro Nolasco, qui est resté 11 ans à gribouiller dans sa grotte et prier, ne sortant que les vendredis pour aller porter sa croix. Le monastère contient également un petit musée exhibant une collection d'objet en or, notamment une sorte de croix de 22kg très décorée, avec 1500 diamants et 600 perles, appelée custade, dont la valeur rembourserait la dette du Pérou! Enfin, nous nous sommes rendus au monasterio Santo Domingo y Temple del Sol Qoricancha, donnant d'intéressantes informations sur l'architecture inca.

Je suis aussi allé voir les ruines de Saccahuaman, sur les hauteurs de la ville, mes deux collègues étant partis faire du VTT. Arrivé en haut, la pluie commence à tomber, puis quelques minutes plus tard c'était le déluge. Malgré ma cape de pluie récemment achetée, le temps de revenir jusqu'à l'auberge, j'étais trempé jusqu'aux os, mes chaussure aussi, sympathique la veille de partir pour l'Inca Trail.

Lorsque le soir, Yann et Antoine reviennent du VTT, ils sont trempés également. En plus, ils ont à peine pu pédaler, la boue les empêchant d'avancer. La majeure partie de la journée, ils ont marché à pied à côté de leur vélo. Cusco est peut-être la ville que je trouve la plus sympathique de tout le séjour, mais il pleut vraiment trop et trop souvent. En même temps, c'est la saison des pluies à Cusco...

Jours 31 et 32 - Ayacucho

Heureusement, le reste du voyage s'est bien passé! Nous sommes donc arrivés à Ayacucho (signifiant "ville du sang" en quechua), 140000 habitants à plus de 2700m d'altitude.

La ville est connue pour ses églises, 37 au total. Le point infos touristiques nous renseigne très bien sur les environs, on obtient même un plan recensant toutes les églises... oui, enfin on va pas toute les faire.

Nous sommes dimanche, et paraît-il, tous les dimanche se déroule un lever de drapeau et un défilé sur la Plaza de Armas en mémoire de l'indépendance du pays. Il y a notamment un régiment de l'armée et quelques officiels qui font les beaux.

Nous nous baladons ensuite dans la ville, certains quartiers sont à éviter, comme nous le signale un autochtone un peu emmêché mais sympathique. Il y a effectivement quelques "points chauds" dans cette ville: les enfants semblent aimer les bombes... à eau. Certaines nous ont ratés de peu. Heureusement, nous avions une bouteille d'eau pour dissuader les quelques téméraires prêts à nous attaquer au seau d'eau. Balancez vous vos munitions entre vous milles sabords!

Le deuxième jour, nous prenons la direction du site archéologique de la culture Wari, civilisation dont les incas sont un peu les héritiers. Ce que nous retiendrons le plus de cette visite, c'est la rencontre d'une "famille" de Lima, venue en mission à Ayacucho, précher "la palavra de Dios" (= la parole de Dieu). Ils sont très amicaux, ravis de rencontrer trois français. Ils se font des vidéos assez comiques: tous en groupe, saluant leurs "frères de Lima" à la caméra, le pasteur prend la parole tel un commentateur sportif, "nous voilà sur le site de Wari, nous profitons du soleil, l'après-midi est agréable, nous remercions le seigneur...".

Nous nous étions rapprocher d'eux pour avoir quelques explications pensant que l'un d'entre eux était un guide... finalement on aura entendu un guide spirituel, voulant nous évangéliser (oui, encore un) païen que nous sommes. Il faut écouter le seigneur pour atteindre la Salvacion (= le Salut)... Ils nous chantent ensuite quelques chansons de leur paroisse.

Ils nous font également goûter le fruit du Tuna (= figuiers de barbarie). Très bon, très juteux, j'en mange plusieurs en espérant ne pas avoir de problèmes digestifs les jours suivants (NDLR: aucun problème recensé!).

Ensuite, nous allons sur le site de la bataille d'Ayacucho, à la pampa de la Quinua. Il y a maintenant un grand obélisque abritant un petit musée en mémoire de cette bataille. C'est Mercedio (à gauche sur la photo, à côté de son ami Luis) qui nous fait la visite. Il a 11 ans mais est déjà bien à l'aise et ne manque pas d'entrain pour s'occuper des touristes et leur faire un petit cours d'histoire! Il nous fait également monter au mirador, un vrai pro qui remplace son oncle pendant les vacances, et il aime cela.


Le 9 décembre 1824, les troupes indépendantistes (5380 soldats, 1 pièce d'artillerie) menées par Antonio José de Sucre (dont la capitale bolivienne porte le nom et proche de Simón Bolívar), mettent en déroute les troupes de l'empire espagnol (8475 soldats, 14 pièces d'artillerie). Cette bataille de 2 heures est le dernier affrontement de la guerre d'indépendance hispano-américaine, elle scelle l'indépendance du Pérou par une capitulation militaire.

Ensuite, nous nous baladons en direction de cascasdes, mais le temps nous manquent et nous devons rebrousser chemin pour pouvoir attraper un coletivo et revenir à Ayacucho, notre bus pour Cusco est déjà réservé. Deux villageoises en train de laver leur linge dans un ruisseau nous disent que les cascades valent vraiment le coup d'oeil... il faudra revenir un autre fois! Nous passons également par un village où se trouvent de nombreux artisans céramistes, spécialité du coin.


la journée se termine dans un bus une fois de plus, Cusco nous attend!

Sauve qui peut!!

Entre Huancayo et Ayacucho, nous faisons donc la route de nuit. La route serpente dans les montagnes andines. Les cailloux font trembler le bus. Le sommeil est léger.

Le chauffeur est plutôt du genre rapide, d'ailleurs de manière générale, comme me l'a fait remarquer Antoine, les chauffeurs de bus andins feraient de très bons pilotes de rallye. Lorsque le bus ralentit, ce n'est pas bon signe: il y a un obstacle! C'est le cas durant cette nuit là. Le bus avance doucement. Je suis du côté droite du bus avec Antoine, également réveillé pour l'occasion, nous voyons un gros vide noir par la fenêtre, il ne faudrait pas y tomber... hein chauffeur! Et pourtant le bus penche légèrement du mauvais côté. Nous sommes arrivés à un virage très très serré, avec un cours d'eau en travers, la falaise à gauche, le ravin à droite.

Le chauffeur fait marche arrière sur quelques mètres, un gars avec une lampe torche le guide. Je remets mes chaussures aux pieds, dans le cas ou il faut sauter par la fenêtre, je suis prêt! On repart en marche avant. Là, le bus penche vraiment dangeureusment vers la droite! Je n'ai jamais eu autant l'impression que le bus puisse tomber dans le vide durant tout mon séjour. Un bon petit frisson. Puis nous sommes passés, ouf. Merci chauffeur.

Durant le reste de la nuit, nous avons encore d'autres virages dans le même genre, paraissant moins dangeureux que le premier tout de même. Mais il restait encore une difficulté majeure: un large cours d'eau traversant la route, son niveau est trop élevé pour le passage du bus. Là, nous attendons donc 3h que le niveau baisse. 4 ou 5 autres bus sont également en attente.

Ce passage est l'occasion de faire un petit point sur les transports en bus utilisés pendant ces quelques semaines.

En Bolivie, réellement, ce n'est pas terrible. La qualité des bus est globalement mauvaise. Parfois, il pleut plus à l'intérieur du bus qu'à l'extérieur (trajet La Paz-Potosi), le cobrador (= l'employé accompagnant le chauffeur et s'occupant notamment de vérifier les billets), essayant parfois de colmater la fuite avec du scotch. Ce n'est pas efficace. Parfois, ce sont les passagers le problème, comme ce gars qui sentait l'urine (trajet Potosi-Uyuni), la musique diffusée dans le bus était également assez casse-tête. L'avantage, c'est le prix très avantageux. Un trajet d'environ 10h ne côute pas plus que 80 Bolis (8€).

Au Chili, la qualité est nettement supérieure. Peut-être même trop. Les trajets sont beaucoup plus chers et la climatisation parfois trop poussée, un peu comme au Brésil. J'ai même vu un afficheur indiquant la vitesse instantanée du bus, avec le nom du chauffeur en cas de plainte, et marquant la position du bus à chaque dépassement de la la vitesse limite autorisée (trajet Iquique-Arica).

Au Pérou, l'offre semble plus hétérogène. Certaines compagnies sont très bien, sans pour autant être trop chères, d'autres se rapprochent du standard bolivien.

Un point commun entre le Pérou et la Bolivie, ce sont certaines routes étant en mauvais état, voire étant de simples pistes de terre. Lorsqu'il se met à pleuvoir, ces chemins deviennent boueux et sont traversés par des cours d'eau. Beaucoup d'endroits semblent vraiment dangeureux, mais les chauffeurs semblent bien à l'aise sur ces routes. Heureusement d'ailleurs... Il y a également beaucoup de vendeurs ambulants allant et venant dans les bus pour vendre des petits-encas ou des boissons (restant parfois coincés dans le bus au départ, comme une vendeuse au départ du trajet Ayacucho-Cusco), même un petit garçon chantant (comme une casserole...) espérant récupérer quelques pièces des passagers (trajet Potosi-Uyuni).

Je me rappelle ce que m'a dit une francaise rencontrée à Lima. Elle voyage avec son sac à dos tout autour du monde depuis 20 ans. Elle voyage maintenant avec son mari et ses deux enfants! Elle connaît bien le Pérou et m'a racontée qu'un jour, alors qu'elle était dans un bus en montagne, au moment de passé un virage dangeureux, elle a sauté par la fenêtre de peur que le bus tombe dans le ravin!

Jour 30 - Huancayo

Une ville de 400000 habitants qui n'a pas beaucoup d'intérêt à part être l'arrivée du train. Mais nous avons profiter de la nuit pour avoir un bon sommeil récupérateur, malgré les nuisances sonores dans notre hôtel, les bruits de circulation nous accompagnant dans notre sommeil.

Le lendemain, le tour du centre-ville est vite fait, il n'y a que l'église et la sortie d'un mariage pour seules attractions. Nous sommes ensuite allé dans un restaurant recommandé par Le Routard. Nous avons ainsi goûté la papa a la huancaina (patates accompagnées d'une sauce à base de fromage blanc et de piment), la papa a la opoca (une sauce à la cacahuète!) et la papa au hachi (une sauce... verte), le tout accompagné de la chicha morrada (boisson typique à base de maïs violet).

L'après-midi pluvieux nous a menés vers le Shopping Center (pour nous rappeler São Paulo), plus précisément au cinéma. Pas de longs métrages péruviens au programme, tant pis, Hollywood est toujours présent et nous propose Sherlock Holmes en VO.

Dans la soirée, la saison des pluies manifeste clairement son existence: certaines rues commencent à devenir des petits lacs, le système d'évacuation des eaux pluviales ne suivant pas la cadence. Le soir même, nous partons pour Ayacucho. Seule une piste en terre relie les deux villes... bien sûr, la route est située en montagne, et il pleut toujours autant, bien sûr...

Jour 29 - Le train le plus haut du monde

Ou plutôt, le "train historique le plus haut du monde"...

Contrairement à ce que je croyais avant de monter à bord, le train reliant Lima à Huancayo à travers les Andes n'est pas le plus haut du monde. C'est la brochure distribuée avant de monter à bord qui me l'apprend! Je crois que c'est également le train qu'emprunte Tintin dans Tintin et le Temple du Soleil...

En fait, le train le plus haut du monde est chinois. Inauguré en 2006, il relie le Tibet en passant à 5068m d'altitude, contre seulement 4818m (40% d'oxygène en moins qu'au niveau de la mer) pour le Tren de la Sierra. Après 10 ans d'interruption à cause du dangeureux Sentier Lumineux, la ligne a repris du service il y a quelques années.

12h de voyage, 59 ponts, 66 tunnels et 335 km sont nécessaires pour atteindre Huancayo. Le tracé de la ligne revient à un industriel américain, Henry Meiggs: "Là où les lamas peuvent passer, la voie peut être tracée." Elle a été achevée en 1908, après 38 ans de travaux, la mort de 2000 ouvriers et la quasi ruine du pays.


Accroché à la montagne, au ras des falaises, au coeur d'étroites vallées, le train s'avance lentement mais sûrement. Le trajet est un peu long... on est secoués, balancés au rythme des rails. Autrefois, le train assurait l'approvisionnement de la région et a permis l'exploitation de nombreuses ressources minières. Aujourd'hui, il amène quelques touristes, permettant de développer un peu le tourisme, activité bénéfique pour l'économie locale.


Nous faisons un arrêt au point le plus haut: gare la plus haute du monde, 5 minutes d'arrêt! Le paysage est beau, pas la météo. Brouillard et froid sont au menu. Puis quelques heures plus tard, nous arrivons à Huancayo, acceuillis par une foule de péruviens venus nous acclamer... euh non, venus pour nous distribuer des brochures touristiques!

Jours 26 et 27 - Huaraz

Et nous voilà à Huaraz, après une deuxième nuit consécutives passée dans un bus. Huaraz, c'est une ville de montagne, située dans la Cordillière Blanche, un ensemble de sommets enneigés en permanence, notamment le Huascarán avec 6768m.

Huaraz connaît elle aussi les terremotos, sujet d'actualité en ce moment... d'ailleurs, nous y étions au moment du tremblement de terre à Haïti. En 1970, la région a subi des dégâts considérables suite à un séisme ayant provoqué la mort de 70000 personnes.

Nous avons été à Huaraz pour marcher en montagne, alors nous avons marché! Le premier jour, nous avons emprûnté un sentier qui commence en se faufilant entre les maisons de petits paysans, grattant les bouts de champs de maïs posés à flanc de montagne. Après 4h de marche et après s'être un petit égaré dans de grandes failles où je suis content qu'il n'est pas plus pendant que nous y étions (imaginez être coincé entre deux grands murs de terre de plusieurs mètres de haut), nous étions revenus à Huaraz.

Le lendemain, nous avons pris la direction de la Laguna 69, prêts à 6h pour attraper un coletivo pour se rendre à Yungay, 40 km plus au Nord, grâce à une route pleine de nids de poule, ce qui n'arrête pas le chauffeur, lancé à fond la caisse et chaud du volant pour les dépassements. Là, il reste encore 30 km de piste en terre slalomant dans la montagne, entre les poules et les enfants. nous trouvons un taxi qui nous emmène jusqu'au départ de la randonnée, près des Lacs de Llanguanaco aux eaux turquoises... à mon avis, un des plus beaux endroits que j'ai pu voir (photo de gauche).

Nous marchons pendant plusieurs heures pour atteindre la laguna. Nous apercevons finalement une petite lagune près d'un refuge. A l'arrivée, mes collègues semblent un peu fatigués! En même temps, avec l'altitude, la progression est réellement plus difficile, surtout pour escalader des montagnes! La lagune ne semble pas si incroyable que cela. C'est vraiment ça la laguna 69?! Après notre redescente de 2h sous la pluie, nous comprenons que nous nous sommes trompés... il fallait prendre un sentier sur la droite au départ...

En regardant les photos de la vrai laguna 69 sur internet, je me dis que c'est dommage de s'être trompés. Mais bon, nous n'avions ni le temps et, je pense, ni les forces pour se refaire une ascension pour aller admirer la vrai lagune!