Jour 38 - Journée culturelle

Durant cette troisème journée, nous visitons 3 sites archéologiques. Alberto nous dit que c'est la "journée culturelle" du trek. Nous parcourons 16 km sous la pluie et arrivons au dernier campement en début d'après-midi.


Alberto nous avait promis qu'il y avait une douche avec de l'eau chaude, yes! En revanche, il nous avait pas dit qu'il fallait payer s/5 pour l'utiliser. Tout est comme cela au Pérou, tout est fait pour pièger le touriste et c'est assez agaçant à force. En plus de la douche, il faut donner un pourboire aux porteurs, dans les 30 ou 40 soles chacun. Antoine et moi, nous avions à peine s/40 à nous deux... Ils ne sont pas beaucoup payés pour le travail qu'ils font... Ah bon? Et les US$260 que l'on paye à l'agence, ils servent à quoi! Même si le Camino Inca en vaut la peine, il coûte au moins 2 fois plus cher qu'un trek classique équivalent.

J'apprends un nouveau jeu de cartes brésilien, la cabeça de merda, puis je fais une sieste. Le soir, nous avons une surprise. Le repas est "spécial", le cuisinier nous a préparé des plats péruviens, je ne me souviens plus des noms mais c'était excellent. Sauf peut-être la boule de légume SUR-pimentée.

Ensuite, place à la musique! Même si nous dormons encore en tente, ce dernier campement possède une structure en dur, où s'improvise une sorte de discothèque le soir venu. Durant la soiré, nous faisons un petite "cérémonie" avec les porteurs, sous la pluie bien sûr. Alberto nous a demandé que l'un de nous dise quelques mots pour les remercier. A ma grande surprise, c'est Thiago qui s'en charge. Lui, c'est le brésilien qui parle le moins du groupe, paraissant très timide. Mais il a pris la parole et a même été très bon!

Puis il est temps d'aller se coucher. Je ressens quelques problèmes d'estomac... ce n'est pas bon signe.

Jour 37 - Et de 1000

La journée la plus physique: une montée et une descente, soit 1000m de dénivelé en une seule fois.

Nous partons vers 7h du matin. Les porteurs plient les tentes, c'est eux qui les portent jusqu'au prochain campement. Alberto nous dit que le temps moyen pour la montée est de 7h. Cela est sans doute exagéré, peut-être pour convaincre plus facilement les touristes d'embaucher un porteur pour emmener son sac, pour s/60. Deux brésiliens et la seule brésilienne du groupe sont convaincus.

Et nous entamons la montée, avec 14 kilos sur le dos (dont plus de 2L d'eau) et pas des masses d'oxygène à cause de l'altitude: c'est physique! Surtout avec Antoine qui maintient un bon rythme! Nous mettons ainsi 2h30 pour monter après avoir dépassé tous les touristes et quelques porteurs. Chaque jour, seulement 500 personnes peuvent emprunter le Chemin Inca, qui est très réglementé, soit environ 200 touristes et 300 porteurs et guides. Au sommet, nous faisons une pause de 15 minutes bien méritée pour se reposer, prendre un en-cas et profiter du paysage malgré la brume.

Encore 40 minutes de descente de l'autre côté, puis nous arrivons vers 10h30 au campement où ne sont arrivés que quelques porteurs, mais pas les notres. En attendant, je mange une orange, je mets mon sweat trempé de sueur à sécher et j'aère mes chaussures...

Puis arrive Rafael, il commence à monter quelques tentes. Nous l'aidons un peu. La pluie recommence, la tente est prête juste à temps, parfait. N'ayant rien d'autre à faire, nous en profitons pour faire une petite sieste.

Nous nous réveillons 2h plus tard pour le déjeuner. Les brésiliens sont là, ils sont arrivés 5 minutes plus tôt. Alberto nous félicite Antoine et moi, il nous dit que nous sommes en "mucho bueno estado fisico". En effet, après tous les kilomètres que j'avais déjà fait pendant les vacances, souvent en altitude, j'étais en droit d'être en forme!

L'après-midi se passe tranquillement, on discute, quelques parties de cartes. Les brésiliens nous apprennent à jouer au truco, nous renonçons à leur apprendre la belote.

Jour 36 - Camino Inca

On se lève tôt, on enfile nos chaussures trempées, on prend nos sacs d'une douzaine de kilos sur le dos et à 6h30 nous voilà dans la camionnette de l'agence qui nous emmène au bus qui va nous emmener au point de départ du trek. Nous longeons le Rio Urubamba dont je reparlerai... Je suis un peu impressioné par le courant qui semble assez fort. Sur la route, nous faisons un arrêt à Ollantaytambo pour que l'on y dépense des sous. Les autochtones se jettent sur tous les touristes pour vendre des bâtons de marche, des capes de pluies...

Déjà fébrile en partant de l'auberge, Yann ne se sent pas très bien, conséquence de sa journée de VTT pluvieuse de la veille. Nous remontons dans le bus. Assis à côté de moi, Yann allait vraiment mal et il me dit qu'il a envie de vomir. N'étant pas très enchanté par l'idée, je lui dis d'essayer de dormir, que cela va passer... 4 jours de marche nous attendent, il faut être d'attaque!

Mais quelques minutes plus tard, ce qui devait arriver arriva. Un sachet plastique fut réquisitionné, jusqu'à ce que Yann ne prenne même plus la peine de s'en servir... J'ai à peine eu le temps de dire "mais non", il partait déjà dans une sorte de crise d'épilepsie, se tordant dans tous les sens sur son siège. J'essaie de le maintenir et l'appelle, il me regarde avec des yeux exorbités, comme possédé par le dernier des incas!

Il était ailleurs, mais cela n'a duré que quelques secondes. Ces yeux sont revenus, lui aussi. Le guide arrive à nos côtés dans le bus, il fait respirer les vapeurs d'un liquide inconnu à Yann, sans doute quelque chose à base de feuille de coca.

Nous arrivons finalement au point de départ du trek, que Yann ne fera malheureusement pas du fait de son état de santé. Il retourne se reposer à Cusco alors que nous entamons notre premier kilomètre. Il est prévu qu'il nous rejoigne directement sur le site du Machu Picchu trois jours plus tard, pour faire la visite avec nous.

La première journée est tranquille, quelques heures de marche sans dénivelé excessif. Il pleut un petit peu, normal. Nous voyons les premiers sites archéologiques du chemin. L'un était un entrepôt situé le long du chemin inca, un autre était un poste de contrôle du camino, point de passage obligé vers le Machu Picchu.

Nous sommes un groupe de 12 touristes: 10 brésiliens, Antoine et moi. Le soir, nous arrivons à notre campement, nos tentes sont déjà prêtes, installées par nos 10 porteurs. Il y a un cuisinier dans le lot, un bon repas nous attend autour d'une lampe à gaz.

Nos deux guides, Alberto et Etso nous apprennet quelques mots de Quechua, les brésiliens se moquent de la main de Thierry Henry pour la qualification à la Coupe du Monde, avec Antoine, on répond que c'est la France qui va gagner! Puis direction les tentes pour dormir, le lendemain, la plus grosse journée du trek nous attend.

Jours 33 à 35 - Cusco

Après 590 km de piste, la tête un peu dans les nuages, nous arrivons à Cusco, 300000 habitants, 3400m d'altitude. La ville est très agréable, peut-être la plus belle du pays, grâce à la bonne préservation des bâtiments de l'époque coloniale et aux vestiges de l'époque inca.


Nous peinons à trouver une auberge bon marché, beaucoup affichent complet. Finalement, nous trouvons une auberge à s/15 (3,2€) la nuit. L'employé nous fait même la première nuit à s/10 seulement, en décalant notre date d'arrivée d'un jour... je pense que ces sous sont allés dans sa poche! Corruption, corruption.

Nous nous baladons ensuite dans la ville. Lorsque les espagnols sont arrivés en 1534, ils en ont détruits une bonne partie. Moi con(quistador), moi tout casser!! Les espagnols ont bâti en utilisant les restes des constructions incas comme fondations. Sur chaque lieu de culte inca, les espagnols ont bâti une église. Malgré tout, il est donc possible d'observer la performance de l'architecture inca. Le style "inca impérial" est le plus impressionnant: des immenses blocs de pierre sculptés, faisant jusqu'à plus de 6m de largeur, emboîtés les uns dans les autres au milimètre près, tenant ensemble depuis plus de 500 ans, résistants au temps, aux intempéries, aux séismes, le tout sans aucun mortier ni joint!

Preuve de la dextérité des incas en matière de la taille de la pierre, la "pierre à 12 angles", faisant partie d'une construction du centre-ville. Elle présente 12 coins et s'emboîte parfaitement avec ses voisines.


Nous avons également visiter la cathédrale et le monastère de la Merced, où est racontée l'histoire du Saint Pedro Nolasco, qui est resté 11 ans à gribouiller dans sa grotte et prier, ne sortant que les vendredis pour aller porter sa croix. Le monastère contient également un petit musée exhibant une collection d'objet en or, notamment une sorte de croix de 22kg très décorée, avec 1500 diamants et 600 perles, appelée custade, dont la valeur rembourserait la dette du Pérou! Enfin, nous nous sommes rendus au monasterio Santo Domingo y Temple del Sol Qoricancha, donnant d'intéressantes informations sur l'architecture inca.

Je suis aussi allé voir les ruines de Saccahuaman, sur les hauteurs de la ville, mes deux collègues étant partis faire du VTT. Arrivé en haut, la pluie commence à tomber, puis quelques minutes plus tard c'était le déluge. Malgré ma cape de pluie récemment achetée, le temps de revenir jusqu'à l'auberge, j'étais trempé jusqu'aux os, mes chaussure aussi, sympathique la veille de partir pour l'Inca Trail.

Lorsque le soir, Yann et Antoine reviennent du VTT, ils sont trempés également. En plus, ils ont à peine pu pédaler, la boue les empêchant d'avancer. La majeure partie de la journée, ils ont marché à pied à côté de leur vélo. Cusco est peut-être la ville que je trouve la plus sympathique de tout le séjour, mais il pleut vraiment trop et trop souvent. En même temps, c'est la saison des pluies à Cusco...

Jours 31 et 32 - Ayacucho

Heureusement, le reste du voyage s'est bien passé! Nous sommes donc arrivés à Ayacucho (signifiant "ville du sang" en quechua), 140000 habitants à plus de 2700m d'altitude.

La ville est connue pour ses églises, 37 au total. Le point infos touristiques nous renseigne très bien sur les environs, on obtient même un plan recensant toutes les églises... oui, enfin on va pas toute les faire.

Nous sommes dimanche, et paraît-il, tous les dimanche se déroule un lever de drapeau et un défilé sur la Plaza de Armas en mémoire de l'indépendance du pays. Il y a notamment un régiment de l'armée et quelques officiels qui font les beaux.

Nous nous baladons ensuite dans la ville, certains quartiers sont à éviter, comme nous le signale un autochtone un peu emmêché mais sympathique. Il y a effectivement quelques "points chauds" dans cette ville: les enfants semblent aimer les bombes... à eau. Certaines nous ont ratés de peu. Heureusement, nous avions une bouteille d'eau pour dissuader les quelques téméraires prêts à nous attaquer au seau d'eau. Balancez vous vos munitions entre vous milles sabords!

Le deuxième jour, nous prenons la direction du site archéologique de la culture Wari, civilisation dont les incas sont un peu les héritiers. Ce que nous retiendrons le plus de cette visite, c'est la rencontre d'une "famille" de Lima, venue en mission à Ayacucho, précher "la palavra de Dios" (= la parole de Dieu). Ils sont très amicaux, ravis de rencontrer trois français. Ils se font des vidéos assez comiques: tous en groupe, saluant leurs "frères de Lima" à la caméra, le pasteur prend la parole tel un commentateur sportif, "nous voilà sur le site de Wari, nous profitons du soleil, l'après-midi est agréable, nous remercions le seigneur...".

Nous nous étions rapprocher d'eux pour avoir quelques explications pensant que l'un d'entre eux était un guide... finalement on aura entendu un guide spirituel, voulant nous évangéliser (oui, encore un) païen que nous sommes. Il faut écouter le seigneur pour atteindre la Salvacion (= le Salut)... Ils nous chantent ensuite quelques chansons de leur paroisse.

Ils nous font également goûter le fruit du Tuna (= figuiers de barbarie). Très bon, très juteux, j'en mange plusieurs en espérant ne pas avoir de problèmes digestifs les jours suivants (NDLR: aucun problème recensé!).

Ensuite, nous allons sur le site de la bataille d'Ayacucho, à la pampa de la Quinua. Il y a maintenant un grand obélisque abritant un petit musée en mémoire de cette bataille. C'est Mercedio (à gauche sur la photo, à côté de son ami Luis) qui nous fait la visite. Il a 11 ans mais est déjà bien à l'aise et ne manque pas d'entrain pour s'occuper des touristes et leur faire un petit cours d'histoire! Il nous fait également monter au mirador, un vrai pro qui remplace son oncle pendant les vacances, et il aime cela.


Le 9 décembre 1824, les troupes indépendantistes (5380 soldats, 1 pièce d'artillerie) menées par Antonio José de Sucre (dont la capitale bolivienne porte le nom et proche de Simón Bolívar), mettent en déroute les troupes de l'empire espagnol (8475 soldats, 14 pièces d'artillerie). Cette bataille de 2 heures est le dernier affrontement de la guerre d'indépendance hispano-américaine, elle scelle l'indépendance du Pérou par une capitulation militaire.

Ensuite, nous nous baladons en direction de cascasdes, mais le temps nous manquent et nous devons rebrousser chemin pour pouvoir attraper un coletivo et revenir à Ayacucho, notre bus pour Cusco est déjà réservé. Deux villageoises en train de laver leur linge dans un ruisseau nous disent que les cascades valent vraiment le coup d'oeil... il faudra revenir un autre fois! Nous passons également par un village où se trouvent de nombreux artisans céramistes, spécialité du coin.


la journée se termine dans un bus une fois de plus, Cusco nous attend!

Sauve qui peut!!

Entre Huancayo et Ayacucho, nous faisons donc la route de nuit. La route serpente dans les montagnes andines. Les cailloux font trembler le bus. Le sommeil est léger.

Le chauffeur est plutôt du genre rapide, d'ailleurs de manière générale, comme me l'a fait remarquer Antoine, les chauffeurs de bus andins feraient de très bons pilotes de rallye. Lorsque le bus ralentit, ce n'est pas bon signe: il y a un obstacle! C'est le cas durant cette nuit là. Le bus avance doucement. Je suis du côté droite du bus avec Antoine, également réveillé pour l'occasion, nous voyons un gros vide noir par la fenêtre, il ne faudrait pas y tomber... hein chauffeur! Et pourtant le bus penche légèrement du mauvais côté. Nous sommes arrivés à un virage très très serré, avec un cours d'eau en travers, la falaise à gauche, le ravin à droite.

Le chauffeur fait marche arrière sur quelques mètres, un gars avec une lampe torche le guide. Je remets mes chaussures aux pieds, dans le cas ou il faut sauter par la fenêtre, je suis prêt! On repart en marche avant. Là, le bus penche vraiment dangeureusment vers la droite! Je n'ai jamais eu autant l'impression que le bus puisse tomber dans le vide durant tout mon séjour. Un bon petit frisson. Puis nous sommes passés, ouf. Merci chauffeur.

Durant le reste de la nuit, nous avons encore d'autres virages dans le même genre, paraissant moins dangeureux que le premier tout de même. Mais il restait encore une difficulté majeure: un large cours d'eau traversant la route, son niveau est trop élevé pour le passage du bus. Là, nous attendons donc 3h que le niveau baisse. 4 ou 5 autres bus sont également en attente.

Ce passage est l'occasion de faire un petit point sur les transports en bus utilisés pendant ces quelques semaines.

En Bolivie, réellement, ce n'est pas terrible. La qualité des bus est globalement mauvaise. Parfois, il pleut plus à l'intérieur du bus qu'à l'extérieur (trajet La Paz-Potosi), le cobrador (= l'employé accompagnant le chauffeur et s'occupant notamment de vérifier les billets), essayant parfois de colmater la fuite avec du scotch. Ce n'est pas efficace. Parfois, ce sont les passagers le problème, comme ce gars qui sentait l'urine (trajet Potosi-Uyuni), la musique diffusée dans le bus était également assez casse-tête. L'avantage, c'est le prix très avantageux. Un trajet d'environ 10h ne côute pas plus que 80 Bolis (8€).

Au Chili, la qualité est nettement supérieure. Peut-être même trop. Les trajets sont beaucoup plus chers et la climatisation parfois trop poussée, un peu comme au Brésil. J'ai même vu un afficheur indiquant la vitesse instantanée du bus, avec le nom du chauffeur en cas de plainte, et marquant la position du bus à chaque dépassement de la la vitesse limite autorisée (trajet Iquique-Arica).

Au Pérou, l'offre semble plus hétérogène. Certaines compagnies sont très bien, sans pour autant être trop chères, d'autres se rapprochent du standard bolivien.

Un point commun entre le Pérou et la Bolivie, ce sont certaines routes étant en mauvais état, voire étant de simples pistes de terre. Lorsqu'il se met à pleuvoir, ces chemins deviennent boueux et sont traversés par des cours d'eau. Beaucoup d'endroits semblent vraiment dangeureux, mais les chauffeurs semblent bien à l'aise sur ces routes. Heureusement d'ailleurs... Il y a également beaucoup de vendeurs ambulants allant et venant dans les bus pour vendre des petits-encas ou des boissons (restant parfois coincés dans le bus au départ, comme une vendeuse au départ du trajet Ayacucho-Cusco), même un petit garçon chantant (comme une casserole...) espérant récupérer quelques pièces des passagers (trajet Potosi-Uyuni).

Je me rappelle ce que m'a dit une francaise rencontrée à Lima. Elle voyage avec son sac à dos tout autour du monde depuis 20 ans. Elle voyage maintenant avec son mari et ses deux enfants! Elle connaît bien le Pérou et m'a racontée qu'un jour, alors qu'elle était dans un bus en montagne, au moment de passé un virage dangeureux, elle a sauté par la fenêtre de peur que le bus tombe dans le ravin!

Jour 30 - Huancayo

Une ville de 400000 habitants qui n'a pas beaucoup d'intérêt à part être l'arrivée du train. Mais nous avons profiter de la nuit pour avoir un bon sommeil récupérateur, malgré les nuisances sonores dans notre hôtel, les bruits de circulation nous accompagnant dans notre sommeil.

Le lendemain, le tour du centre-ville est vite fait, il n'y a que l'église et la sortie d'un mariage pour seules attractions. Nous sommes ensuite allé dans un restaurant recommandé par Le Routard. Nous avons ainsi goûté la papa a la huancaina (patates accompagnées d'une sauce à base de fromage blanc et de piment), la papa a la opoca (une sauce à la cacahuète!) et la papa au hachi (une sauce... verte), le tout accompagné de la chicha morrada (boisson typique à base de maïs violet).

L'après-midi pluvieux nous a menés vers le Shopping Center (pour nous rappeler São Paulo), plus précisément au cinéma. Pas de longs métrages péruviens au programme, tant pis, Hollywood est toujours présent et nous propose Sherlock Holmes en VO.

Dans la soirée, la saison des pluies manifeste clairement son existence: certaines rues commencent à devenir des petits lacs, le système d'évacuation des eaux pluviales ne suivant pas la cadence. Le soir même, nous partons pour Ayacucho. Seule une piste en terre relie les deux villes... bien sûr, la route est située en montagne, et il pleut toujours autant, bien sûr...