Jours 157 et 158 - Coconut Groove & Ocean Drive

Journée tranquille. Un peu la glande. On va à la plage mais le temps est couvert. Cela nous laisse l'occasion de regarder la télé chez Rémi. Aux USA, c'est vraiment un phénomène entre le catch, le freefight, la boxe, le monster jam (les énormes 4x4 monté sur des roues de plusieurs mètres de diamètres), le golf, le football américain...

... les films et les séries sont entrecoupées de publicité de 5 minutes toutes les 10 minutes. Il y a tout de même un milliers de chaînes en tout. Rémi n'a accès "qu'à" une centaine d'entre elles, et c'est déjà pas mal.

Le soir, nous nous rendons à une soirée dans une maison/colocation d'étudiants dans le quartier huppé de Coconut Groove. La baraque est grande et il y a une piscine. La vie est belle aux USA.

Le lendemain, on retourne à la plage. Le soir, c'est un restau sur Ocean Drive.

Jour 156 - Everglades

On commence par se faire rembourser les nuits suivantes que l'on a payé d'avance puisque Rémi pourra nous héberger. Étonnamment, les gars de l'auberge veulent bien rembourser. Très sympa.

Ensuite, nous prenons un bus par une agence pour les Everglades vers 10h. Dans le bus, on a le droit à quelques infos dont la suivante: 75% des 4 millions d'habitants de Miami sont d'origine latine dont 40% de cubains ! Normal que cela parle espagnol.

On arrive dans le parc qui est la propriété des indiens, qui ne payent pas d'impôts et on le droit d'exploiter un casino, ce qui n'est pas le cas dans le reste de la Floride. Le parc couvre plus de 15000 km² et est une vaste zone humide. C'est également le lieu de vie d'une tripotée d’alligators

Nous montons à bord d'un aéroglisseur, avec des boule quiès pour supporter le boucan de l'hélice. On voit quelques alligators, ainsi que des oiseaux et une tortue. Notre pilote fait également quelques "dérapages" avec son bolide.

On a ensuite le droit au show: un employé du parc caresse les alligators, leur fait des bisous. Il les connaît depuis leur naissance. On peut ensuite, contre trois dollars, se faire prendre en photo avec un bébé alligator dans les bras. Jackpot, une partie des touristes veulent leur photo.

De retour en ville, nous récupérons nos sacs à l'auberge et retrouvons Rémi chez lui. Il nous emmène ensuite au vernissage d'une galerie d'art dans le Design District. Noémie, française, que connaît Rémi y est en stage pour quelques mois. Quelques tableaux modernes... ce n'est pas ouf, mais il y a un petit cocktail, alors c'est sympa !

Jour 155 - Miami Beach

Le petit avalé, nous sommes sur la plage. L'eau paraît froide... finalement pas tant que cela, surtout lorsque l'on se dit que nous sommes au mois de décembre en hémisphère Nord. L'avenue longeant la plage se nomme Ocean Drive et a des allures de Copacabana : bronzage et culte du corps, le topless en plus.

La plage est large. Les traditionnelles cabanes des sauveteurs sont là à scruter l'océan. En face, c'est l'Europe ! Un gars traque les éventuels bijoux perdus dans le sable avec son détecteur à métaux. Seules quelques petites vagues viennent agiter une plage bien calme.

Nous partons découvrir les résidences du quartier. Des tripotées d'immeubles ont les pieds dans l'eau. Les bateaux de plaisance baignent dans la marina. Une grande majorité des gens que nous croisons dans les rues ont des origines espagnoles.

Nous repassons à l'auberge. J'envoie à tout hasard un mail à Rémi, ancien collègue de Centrale Nantes qui travaille à Miami depuis un an. Il me répond qu'il peut finalement nous loger ! Nous passons le voir chez lui. Il lui reste quelques jours à Miami avant qu'il ne revienne en France. Nous retournons à l'auberge mais prévoyons de revenir dormir chez lui le lendemain si l'on peut se faire rembourser nos nuits suivantes payées d'avance.

Jour 154 - Allo Houston ?

Nous partons pour l'aéroport après le petit déj. 9 dollars de navette et 25 dollars de frais supplémentaires pour pouvoir mettre son sac en soute, nous nous dénudons pour passer les portiques de sécurité. Notre vol 36 minutes de retard en prévision. Une fois dans l'avion, on a le droit a un film sur un écran commun mais rien à grignoter.

Nous faisons une escale à Houston, à peine le temps d'aller aux toilettes, vu le retard, et c'est reparti. Ce coup-ci, on a un écran individuel... mais il faut payé pour pouvoir s'en servir. Les transports ne sont vraiment pas agréables dans ce pays.

Une fois à Miami, on cherche à rejoindre le centre. La navette est à 21 dollars par personne ! On va se rabattre sur les taxis... et finalement on apprend qu'il y a un bus. Après une attente certaine à la nuit tombée, le bus arrive. Nous n'arrivons pas à acheter le ticket à l'automate, le chauffeur nous dit de nous asseoir, tant pis, nous en paierons pas. Il faut encore savoir descendre au bon arrêt. Un couple de petits vieux sympathiques nous expliquent en espagnol. Nous descendons en fait pile poil en face de notre auberge !

Jour 153 - Exploratorium

Je commence la journée en cherchant la poste. Je dois renvoyer mon dossier pour le remboursement du piratage de ma carte bancaire... je n'ai pas écrit "lu et approuvé" sur ma lettre de contestation.

Nous enchaînons ensuite avec la visite de l'exploratorium. C'est en fait un rassemblement de plsuieurs petites expériences. Rien qui ne casse vraiment des briques, c'est plus destiné aux enfants, mais on y trouve tout de même des choses intéressantes, comme un robinet placé sur des toilettes. D'après Yann, l'eau était potable !

Le soir, on cherche à aller au cinéma, mais à l'adresse que l'on nous a indiqué, il n'y a rien. Tant pis, on trouve un bar où les consommations sont à 2 dollars... il y a du monde, même beaucoup trop, impossible de tenir dans le bar. Direction l'auberge, le lendemain, un avion nous attend.

Jour 152 - Alcatraz

Une fois le copieux petit déjeuner avalé, nous nous engageons sur les pas de Al Capone et embarquons pour la prison d'Alcatraz. A peine le pied posé sur l'île, on nous confisque nos affaires, nous donne un pyjama rayé, un matricule et un boulet est attaché à nos pieds. Un militaire se met à brailler dans nos oreilles dans un anglais de bon américain : "vous êtes maintenant sur Alcatraz, sous mon autorité..."

Mais non, je déconne. On a juste le droit à une petite introduction sur les moyens de sécurité qu'offrait l'île: des gardiens, des tours de guet et l'eau, avantage par rapport à une prison classique. Un audioguide est à disposition de chaque visiteur. Et en différentes langues s'il-vous-plaît. On y entend les souvenirs d'anciens détenus et gardiens. Nous déambulons dans les couloirs, entre les cellules. Les détenus entendaient les bruits de la ville au loin, surtout au Réveillon. Ils jouaient au bridge pour passer le temps, cela évitait de penser à s'évader.

En 1946, se produisit ce qui est surnommé "la bataille d'Alcatraz". Un détenu a bricolé un écarteur pour les barreaux de la cellule. Il arrive à prendre un garde par surprise mais celui-ci n'a pas la bonne clé! Avec des complices, ils arrivent à capturer 8 gardes mais ils n'ont toujours pas la clé permettant d'accéder à l'air libre... L'alerte sonne enfin. Furieux, les apprentis évadés abattent les gardiens. Finalement, l'armée est envoyée et à coup de grenade, matte l'émeute. Les malfrats sont retrouvés morts.

Un matin de 1962, il manque 3 personnes au comptage, dont deux frères. Un des gardiens s'empressent d'aller les réveiller, près à leur remonter les bretelles. Au lieu de cela, une tête tombe à ses pieds lorsqu'il tire sur les draps du détenu soit disant endormi: les 3 compères ont fabriquer des faux corps avec du ciment et de la peinture. Un trou est creusé dans leur cellule avec des cuillères en fer forgé taillées en pointe. Ils sont passés par le couloir de réserve puis ont disparu... sans jamais redonner signe de vie ensuite. Ils apprenaient l'espagnol: soit ils ont fini leurs jours au bord d'une plage sud-américaine, soit ils ont péri noyé dans la baie de SF. Un film de 1979 avec Clint Eastwood, Escape from Alcatraz, a opté pour l'option espagnole.

La prison a fermé ses portes le 21 mars 1963, après avoir vu passer 1576 prisonniers. Le plus fameux étant Al Capone, ayant séjourné là de 1934 à 1938 après avoir régner sur Chicago et le trafic d'alcool du temps de la Prohibition.

Jour 151 - Academy of Sciences

Aujourd'hui encore, il faut occuper notre journée. Cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes "bloqués" à SF, un peu long à vrai dire, même si la ville est très sympathique et intéressante. Nous allons encore utiliser notre pass pour l'Académie des Sciences de la ville.

On peut y trouver un aquarium mais aussi un planétarium recréant les conditions d'une forêt tropicale: de la canopée au sous-sol de l’Amazonie. Il faut faire attention à ne pas embarquer un papillon dans ses cheveux, un employé veille au grain à la sortie, et est équipé d'une épuisette au cas où. A l'opposé, on peut également voir des pingouins.

Il y a également les inévitables panneaux pour sensibiliser le public à l'écologie et au réchauffement climatique. On jette ensuite un coup d’œil au toit végétal. Puis on a le droit à une vidéo avec écran à 360° sur l'origine de la vie sur terre... Tout ça est intéressant, sans que cela vaille le détour jusqu'à SF !

Nous finissons la journée par quelques bouts de pizza, quelques parties d'échec à l'auberge et une ou deux parties de TLMVPSP sur Internet. Notre retour en France s'approche !