ADM - Le Cambodge en images

Un rapide passage chez les khmers, juste le temps de glaner quelques images pour égayer vos iris.

Bienvenue aux temples d'Angkor. On commence par le Bayon au coeur de Angkor Thom, avec ses 54 tours aux 216 visages du fier souverain.



La nature prend ses aises à Ta Phrom, un des temples les plus impressionnants (et des plus visités).


Le célèbre Angkor Wat, emblème national, est resté un important centre religieux depuis sa construction au début du 12ème siècle.


 Et un petit cricket pour accompagner la grenouille et le crapaud farci.


Nous sommes invités à une partie de pêche au milieu des rizières... je regarde attentivement, après, c'est moi qui lance le filet !



Le coucher de soleil flamboyant sur la plaine, dans la campagne autour de Siem Reap.


En bateau pour Battambang, le lac de Tonlé Sap et ses villages flottants offrent des vues spectaculaires.

 

La vie est paisible au bord de l'eau... elle l'est encore plus sur l'eau.


La preuve : ce petit est à son aise !


Petite excursion à vélo dans la campagne autour de Battambang. De la marmaille partout !



Le super combo motoculteur-tracteur. Papa, tu en veux un ?



Cours de cuisine chez Nary's kitchen : le feu permet de tuer les bactéries !


Fish amok + fried rolls + beef lok lak + banane tapioca coco en dessert = festin !


 On the road again !

ADM - Le Vietnam en images

Vous l'avez échappé belle ! J'ai failli perdre toutes mes photos du mois dernier à cause d'un méchant virus sur ma carte mémoire. Tout est bien qui finit bien, alors voici enfin quelque clichés pour colorer la partie vietnamienne du voyage.

Eh oui, je commence avec quelques chapeaux pointus, ou plutôt coniques. Avoir la peau blanche est un critère de beauté, les vietnamiennes se protègent donc du soleil. Etre bronzé est synonyme de travail au soleil, dans les champs notamment...



Premier jour au Vietnam et nous voilà déjà face caméra en train de souhaiter "Chúc Mừng Năm Mới" à deux enfants. Cela veut dire bonne année. C'est pour la fête du Tet qui arrive bientôt, correspondant au Nouvel An chinois.


Les messages publicitaires sont pratiques... en une journée je peux faire les rizières de Sapa et la baie d'Halong (et avec le soleil).



Le coiffeur est dans la rue. Pratique et rapide.


La fameuse baie d'Halong... pour de vrai cette fois, mais sans le soleil.


D'autres chapeaux...


La maintenance dans un temple utilisant l'écriture chinoise... cela prend du temps.


Au détour d'une mini ruelle à Nha Trang, on nous propose de rester grignoter un bout. C'est bon et il y a de l'ambiance entre les femmes du quartier !


Au Vietnam, un seul parti : le parti communiste. Vous avez dit propagande ?


On domine Ho Chi Minh City depuis le top de la tour Centec. 25 étages sous nospieds !


ADM - Phnom Penh

Marché russe, palais royal, un quadrillage de rues en bordure de la rivière Tonlé Sap se jetant dans le Mékong... Phnom Penh est un peu ma dernière étape en Asie du Sud-Est. Je considère un peu Singapour comme une étape de transition entre l'Orient et l'Occident. J'en profite pour louer un scooter une dernière fois et rouler, moi aussi, à la cambodgienne : s'imposer dans le trafic, klaxonner, rouler à contresens et utiliser les trottoirs si la route est bouchée.

La capitale cambodgienne est aussi l'occasion de me plonger dans la tragique histoire du pays, tombé entre les mains de Pol Pot et des khmers rouges lors d'un triste jour d'avril 1975. Le 17.

Arrachant le pouvoir par la force, Pol Pot, forgé au communisme lors de ses études en France, met en application son idéologie sans tarder. A peine les khmers rouges ont-ils "libérer" le pays qu'ils forcent les cambodgiens à quitter les villes. Comme si les français, au lieu d'entendre le fameux "Paris libéré" de De Gaulle, avaient dû, le lendemain de la libération, se jeter sur les routes les mains et le ventre vides.

Pol Pot basait son programme sur le "peuple de base", issu des campagnes et du monde agricole. Il voulait rééduquer les gens des villes... la bourgeoisie qui, pour lui, menaçait la société.

La prison S-21 était une école réaménagée en lieu de torture. Professeurs, médecins, juristes... ou tout simplement quiconque avait des lunettes, les mains trop soignées ou parlait une langue étrangère était un candidat potentiel à la torture. Il fallait confesser des crimes qui n'existaient pas pour mettre fin au supplice.
Une fois les aveux obtenus, les malheureux étaient emmenés à Choeung Ek, les killingd fields. Je vous passe les détails. Au moins 20 000 personnes ont suivi ce chemin funeste. D'autres centres similaires ont été mis à jour en 1979 par l'armée vietnamienne.

Le S-21 est aujourd'hui un musée. Pour ce souvenir et pour éviter que les générations futures ne revivent une telle horreur... un génocide... contre son propre peuple ! Au moins 1,7 millions de personnes sont mortes en 3 ans et 8 mois, soit environ 20% de la population de l'époque. Cela s'est passé il y a seulement une trentaine d'années. Ironie de l'histoire : les khmers rouges étaient considérés comme les dirigeants légitimes par la communauté internationale. Dans le contexte de la Guerre Froide, le gouvernement pro-vietnamien mis en place en 1979 n'était soutenu que par l'URSS et ne plaisait pas au reste du monde. Pol Pot a vécu paisiblement jusqu'à 72 ans. Les romanciers les plus imaginatifs ne sauraient écrire des histoires aussi folles que l'Histoire.

ADM - Top chef Cambodia


Je passe deux jours à Battambang en compagnie de Fairouz et Hélène, françaises rencontrées sur le bateau.

Le premier se passe à vélo afin de découvrir la campagne alentours. C'est le pendant terrestre de la veille. Les enfants, et les adultes, sont tout aussi souriants. C'est parti pour des dizaines de "hello". Les plus hardis des petits cambodgiens courent même après nos vélos. La route devient chemin puis piste perdue dans la pampa. Le soleil tape fort et un rafraîchissement est bienvenu une fois revenu en ville.

Le second est l'occasion de découvrir les secrets de la cuisine cambodgienne dans la cuisine de Nary, qui peut sans doute revendiquer de réaliser le meilleur amok du pays. Et oui, Hélène lance l'idée et, convaincu par les superbes commentaires de voyageurs, je prends un cours de cuisine!

Celui-ci commence par un passage par le marché. Bergamote, citronnelle, racine de taro, bananes, poisson, boeuf... Le must reste le lait de coco : la noix de coco est râpée en quelques secondes à l'aide d'une machine. Et dire qu'en Thaïlande nous l'avons fait à la main ! Un pressoir en extrait ensuite le lait sous nos yeux.

Une fois en cuisine, Toot, le mari de Nary, mène parfaitement sa brigade. Nous pilonnons les ingrédients pour la sauce amok. Nous hachons les éléments de nos rouleau de printemps avant de les enrouler dans une galette à base de blé (et non de riz comme au Vietnam). Nous marinons le boeuf dans une sauce au citron pour le lok lak. Le rituel pour chaque plat : quelques cuillères de bouillon de poule, de sucre, de poivre de Kampot et une pincée de sel.

Le fish amok est cuit à la vapeur dans une feuille de bananier. Les rouleaux de printemps sont frits dans l'huile. Le boeuf lok lak est cuit à la poêle et flambé. Les impressionnantes flammes atteignent jusqu'à un mètre de haut ! Cela permet de tuer 100% des bactéries...

Ces trois plats sont parmi les grands classiques de la cuisine cambodgienne. Pour le désert, des bananes cuites avec du tapioca et du lait de coco viennent compléter le festin. L'exception qui confirme la règle, pas de bouillon de poule dans le dessert.
Après plus de 3 heures de dur labeur, nous pouvons savourer nos créations. Oh que c'est bon !

ADM - Encore à Angkor

Alors que Jérémie, Ludivine et Arnaud partent vers de nouvelles aventures thaïlandaises, je repars à l'assaut des temples, mais à vélo. Je trouve même Andrea, assez folle pour me suivre sous un soleil de plomb.

Nos vélos loués pour 1 dollar nous emmènent vaillamment aux berges d'Angkor Wat. Je joue au guide à Ta Phrom et nous parcourons le Baray oriental alors que des gamins montent sur des buffles d'eau au bord du chemin.

Le lendemain, après un peu de repos mérité à la piscine de l'auberge, je reprends le vélo. Cette fois je me dirige vers les temples de Roluos, à 12 km à l'est en suivant la route nationale. C'est-à-dire 12 km de pétarade de scooters et de poussière soulevée par les camions. Et im faut éviter ceux qui roulent à contresens, bien sûr.

Je me rends au temple de Bakong. Un car de chinois prends d'assaut le site, eux-mêmes assaillis par les gamines vendant boissons et bananes. Elles m'assaillent également. Ne pas céder à leurs complaintes : à cet âge là, leur place est à l'école ou à jouer à la marchande, pas d'en être une.


Sur le chemin du retour, avant que le noir de la nuit n'envahisse la plaine, je fais un crochet sur une longue piste en terre poussiéreuse. Ce que je cherche : une vue dégagée sur l'horizon. L'astre céleste disparaît, croqué par quelques nuages, non sans avoir montré l'étendue de sa palette, du jaune au rouge. Un régal.

Je quitte enfin Siem Reap. Je choisis la voie fluviale. Je suis prévenu : ce sera long, il peut faire chaud, très chaud et le bateau peut s'ensabler sur la dernière partie. Mais il paraît que le jeu en vaut la chandelle...

Nous atteignons le lac dans un minivan surchargé de touristes. "Jamais vu ça" lancent des compatriotes mi-rieurs mi-outrés. J'ai déjà vu ça une pelletée de fois mais c'est vrai que c'est la première fois avec des touristes occidentaux.

Le bateau pour Battambang attend. Nous sommes encore entassés. Mais la beauté du lac nous récompense : une véritable ville flottante s'offre à nos yeux, avec ses maisons, son église et toute une ribambelle d'autres édifices. Chaque bâtiment repose sur un assemblage de bambou, pneus et bidons qui le maintient au sec.

Le ciel est nuageux ce qui ne facilite pas la prise de photo mais sauve notre couenne. Et l'atmosphère en est d'autant plus surréaliste que la limite entre eau et ciel est plus que confuse. Seules ces petites îles flottantes permettent de remettre le monde à sa place.
Nous nous enfonçons ensuite dans les terres en remontant un des canaux, nous faisant découvrir une succession de villages flottants et de surprenants appareils de pêche : d'énormes balanciers permettent de relever le filet.

Il y a de la vie dans le coin. Un enfant se balade dans sa bassine. Les bateaux vont et viennent. Les pêcheurs relèvent leurs filets. Les voisins se rendent visite ou commercent en barque.
Le soleil se réveille et s'abat sur nos frêles nuques. Notre pilote se démène pour faire avancer l'embarcation qui commence à toucher le fond, le niveau d'eau étant particulièrement bas en cette saison.

Finalement, même pas besoin de descendre pousser le bateau mais le pilote s'arrête tout de même une demi-heure pour filer un coup de main à un autre bateau en panne. Solidarité.

Le soleil baisse. Cela fait plus de 10h sue nous sommes partis, avec une seule pause de 20 minutes. Des dizaines d'enfants se baignent dans la rivière et agitent leurs bras vers nous à grands renforts de "hello" et de sourires.
Une dizaines de minutes avant d'arriver à Battambang, un orage éclate. C'est à moitié trempés que nous arrivons à la tombée de la nuit. Cela reste une très belle journée... peut-être la plus belle de mon passage au Cambodge !

ADM - Fisherman's friends

Après avoir rencontré les amis de notre chauffeur de tuktuk la veille au soir et humecté nos lèvres de vin de palme, ils nous proposent de les suivre le lendemain pour une immersion en terre inconnue.

Le lendemain, Chang et 3 de ses amis nous attendent en scooter. Nous partons jusqu'à une retenue d'eau à 30 minutes de distance. Nous longeons un canal avant d'atteindre un petit barrage. De l'autre côté, un énorme lac artificiel nous attend. On peut même se baigner. D'autres amis cambodgiens, chauffeurs de tuktik pour la plupart, nous rejoignent pour ce jour de détente.

Nous nous calons sur des nattes à l'ombre. Le pique-nique se met en place. C'est surtout l'occasion de goûter de la grenouille pour la première fois de ma vie, n'ayant jamais eu ce plaisir en France. Pas grand-chose à grignoter sur la pauvre bête mais c'est plutôt bon. Je goûte également au crapaud farci aux épices. Et en bonus : 2 crickets grillés.

Nous partons ensuite en direction des rizières. Elles occupent le plat de la campagne alentour. Seuls quelques palmiers viennent perturber la ligne d'horizon.

Nous arrivons à une cahute au milieu de la plaine, au bout d'une piste en terre. Les scooters restent là. Nous traversons un canal boueux envahi de nénuphars avec une barque instable et finissons à pied à travers les champs à sec.

Voilà notre spot de pêche, un autre canal d'irrigation : 4 m de large et de l'eau jusqu'à la taille. Je me mets à l'eau pour observer la technique. L'astuce consiste à plier correctement le filet entre ses mains afin de bien le déployer pendant le lancer. Ma tentative n'est pas trop mauvaise : 4 petits poissons frétillent dans le filet.

Nous passons l'après-midi à déguster nos poissons au barbecue. Puis le soleil tombe sur les rizières. Il est temps de revenir vers la ville.

ADM - Siem Reap

Je passe la frontière avec le bus de nuit. 15h de trajet pour parcourir 500 km et 2h pour la paperasse du visa.

Je laisse le Vietnam pour entrer au Cambodge. Je laisse un ami breton pour en retrouver un autre. Laurent redécolle vers l'hiver alors que Jérémie est venu chercher quelques semaines d'été. Je le rejoins à Siem Reap, où il est avec deux autres compatriotes, Ludivine et Arnaud.

L'empire khmer a rayonné dans le coin pendant 6 siècles, à partir de l'an 802, lorsque Jayavarman II unifia les différents royaumes du Cambodge et fit un construire un premier temple. Ses différents successeurs ont suivit le pas en faisant construire de nouveaux temples. Toujours plus grands, toujours plus beaux.

Nous visitons les principaux vestiges conduits par Chang, notre chauffeur de tuktuk. Nous longeons les douves majestueuses d'Angkor Wat avant d'entrer dans la cité d'Angkor Thom. Dernière cité de l'empire construite après la mise à sac d'Angkor par les Cham, elle est fortifiée par 12 km de remparts, eux-mêmes entourés par des douves de 100 m de large. La cité comptait 1 million d'habitants!

Le Bayon, principal temple de la cité, impressionne avec ses 54 tours, une pour chacune des 54 provinces du royaume à l'époque. Chacune arbore 4 visages à l'image du souverain... qui surveille donc ces sujets aux 4 coins du royaume.

Nous arpentons les autres temples toute la journée. Certains sont encore envahis par la végétation. Des arbres gigantesques ont poussé de façon improbable. Un incroyable enchevêtrement de pierres et de racines pour le plus grand plaisir des yeux, le tout saupoudré de cars de touristes chinois pour le plus grand malheur des oreilles.