Vitória

La ville de Vitória, avec 320000 habitants, est la capitale de l'état de l'Espirito Santo. Sans grande attraction touristique, celui-ci n'attire pas réellement les touristes étrangers mais plutôt ceux de l'état du Minas Gerais voisin, cherchant notamment un peu de sable et du soleil.

Après un petit déjeuner frugal et quelques phrase échangées avec un vieux papy à table, nous partons à la découverte de la ville et de Vila Velha (la Vieille Ville), sur le continent. Dans la partie haute de Vitória, se trouvent entre autres une Catedral, le Palais Anchieta, un palais colonial aux murs jaunes présentant une expo sur Einstein puis nous nous dirigeons vers la plage.

Vitória, fondée par les portugais en 1551 pour contrer les attaques indigènes, françaises et hollandaise sur la capitainerie de l'Espirito Santo, ne conserve que très peu de vestiges de l'époque coloniale. Initialement située sur une île qu'elle recouvre entièrement, elle s'étend sur le continent tout proche et c'est aujourd'hui une cité prospère, tournée vers les activités portuaires et l'industrie comme le prouvent les équipements visibles sur la photo ci-dessous. A noter la présence de quelques pêcheurs sur l'avenue où je me trouve... je ne sais pas qui va manger les poissons tous frais sortis des eaux avoisinant un des complexes portuaires les plus important du pays.

La ville m'apparaît comme un mélange entre SP et Bahia, ici, un building digne du quartier d'affaires de Faria Lima, un peu plus loin, les maisons colorées grimpant les collines d'Ilheus. Sans compter quelques quartiers plus huppés et les grues et portiques "araignées" chargeant les bateaux de leur cargaisons. En tout cas, le site naturel qu'ont trouvé les portugais du temps de la colonisation devait être tout simplement magnifique.

Et ensuite nous pénétrons quelque peu dans les terres: 1 heure de route direction Domingos Martins à la nuit tombée.

Feriadão

Vendredi soir, l'aube d'un grand week-end se profile: le feriadão (= le "gros jours fériés") du jour de l'indépendance du Brésil, du 7 septembre 1822. Ce jour tombant le mardi, une partie du pays fait le pont et il n'y a pas cours de la semaine (dans l'état de SP).

Alors je peux partir en vacances! Oui, mais où? La plage à Florianopolis dans le Sud... nan, trop froid en ce moment. La plage à Ubatuba dans l'état de SP... nan, de la pluie est annoncée. La capitale Brasilia... nan plus. Les rivières et cascades de Bonito... nan, un peu loin. Vitória et l'état de l'Espirito Santo, au Nord de Rio... hum pourquoi pas, alors c'est parti!

Je pars donc pour la gare routière de Tiété avec Yann, prendre une des toutes dernières places du jour en direction de Vitória (14h, R$120=50€). Une fois dans le car, il faut évidemment que mon voisin soit un gros balèze piétinant mon espace, m'empêchant de m'endormir sereinement. Mes quelques coups de coude n'y changeront rien. Heureusement, au bout de quelques heures, je m'aperçois qu'il reste de la place tout au fond du car. Je suis beaucoup mieux, malgré la présence des toilettes et de l'odeur s'en échappant dès qu'un passager ouvre la porte (l'odeur se fortifiant tout au long du voyage!).

Toute la nuit, je dors, me réveille, me rendors, rêve d'être au volant d'une voiture, dévalant une route sinueuse et cabossée... ce qui est en fait plus moins vrai! En effet, je me réveille alors que le car enchaîne à toute allure les courbes d'une route à l'asphalte déglingué. Régulièrement, le car marque un arrêt dans d'immenses "stations service" où tout est prévu pour se restaurer (avec les prix élevés qui vont avec!).

Puis, un peu avant 6h du matin, lors du lever du soleil, je reconnais au loin Rio de Janeiro et ses morros. Nous traversons la baia de Guanabara par le pont de Niterói et laissons quelques pétroliers et palteformes pétrolières faire mouillage au large de la ville carioca se réveillant de l'autre côté de la baie.


Le jour est maintenant bien installé et je peux pratiquer mon activité préférée des voyages en bus: regarder par la fenêtre. Je vois des plantations de canne à sucre, de timides champs de maïs, d'autres champs qui ont l'aire en friche, des caféiers, des bananeraies. Entre Rio et Vitória, il y a également de nombreuses fazendas (=fermes), pas vraiment la petite métairie de Papa et Maman (!) mais plutôt style ranch américain avec leurs barrières entourant la propriété comprenant la longue route d'accès et le porche à l'entrée.


Trois états parcourus (São Paulo, Rio de Janeiro et Espirito Santo) et près d'un milliers de kilomètres plus tard, nous arrivons à Vitória, avec du retard sur l'horaire prévu, bouchons de gros weekend obligent. Avec Yann, nous nous dirigeons vers la plage en bus afin de trouver un logement sympa pour la nuit... en vain, malgré mes demandes de renseignements aux autochtones. Nous revenons vers le centre et trouvons un hôtel pour 30R$ la nuit chacun, avec douche "hi-tec" (!) et miroir... ô mon beau miroir. Je vous laisse juger!

Sécheresse

Comme je le disais dans le message précédent, ici, il fait beau. Et c'est le cas pour une très grande partie du Brésil. Mais il fait tellement beau et cela fait tellement longtemps qu'il n'a pas plu que cela a d'autres conséquences.

En effet, le taux d'humidité dans l'air est très bas. Un taux inférieur à 50% peut déjà provoquer une gêne pour respirer. Entre 10 et 20%, c'est le seuil d'alerte. En-dessous de 10%, c'est le seuil d'urgence. A SP, il est inférieur à 20% depuis plusieurs jours. A certains endroits, il descend jusqu'à 11 ou 12%.

Déjà de nombreux incendies se sont déclarés dans plusieurs régions, et rien que dans l'état de SP, une trentaine de chutes d'eau sont à sec, dont une chute d'environ 50m...

... faut que j'aille à la plage!

Vinte e três

Et voilà, un an de plus, une fois de plus.

Au contraire de l'année dernière, je n'ai pas de panne d'ordinateur. Je n'ai pas non plus de rapport de stage en suspens, par contre, je suis toujours à la recherche de mon stage, un deuxième entretien est prévu dans l'entreprise où je souhaite travailler. Cette fois-ci, je devrais peut-être dessiner une maison, qui sait?!

Une autre différence, c'est la météo. Il y a un an, il faisait froid. Un bon pull et un blouson étaient le minimum requis, mais en ce moment, le soleil est de sortie, et il ne se tourne pas les pouces, les températres avoisinant les 30°C. Personne ne me contradira si je dis qu'il existe des hivers plus rigoureux!

Arranha-céu

Et voilà, j'y suis retourné avant 15h cette fois-ci. De quoi je parle? Mais de la Torre Banespa biensûr, la tour ressemblant un petit peu à l'Empire State Building (le bâtiment blanc de la photo de droite). L'accès y est libre pour y admirer une vue panoramique sur toute la ville de SP. Avec une visibilité d'au moins une dizaine de kilomètres, cela permet d'avoir les 4 vues ci-dessous. L'Edifício do Banespa, de son vrai nom Edifício Altino Arantes a été inauguré en 1947 et était le plus haut building de la ville (avec 162m) avant d'être détroné par le Mirante do Vale (170m), qui est situé dans un creux et parait donc moins haut.

D'en haut, on peut voir une grande partie des éléments caractéristiques de SP: l'Edifício Itália, la Catedral da Sé, la Rua 25 de Março, le Mercado Municipal...


O centro

Comme toute ville qui se respecte, São Paulo a un centre-ville. Et je dois avouer que je ne le connais pas très bien, ne l'ayant que très peu exploré, mis à part quelques rares excursions. Alors aujourd'hui, j'ai pris mon guide de voyage sous le bras et me suis mis à arpenter les rues animées et bitumées de SP.


J'ai commencé par le Parque Anhangabaú, signifiant "Vallée des démons" en tupi-guarani (la langue des indiens peuplant la région avant l'arrivée des colons). Les indiens croyaient que de mauvais esprits habitaient l'endroit. Ce parc est dominé par le Mirante do Vale, le plus haut gratte-ciel du Brésil avec 51 étages et 170m (au centre de la photo de droite, ci-dessus).

Ensuite, la promenade se poursuit, un pont par ci, une église par là, le tout cerné par de grands bâtiments surveillant de haut les badauds. Je fais un tour par la Praça da Sé et ses junkies pickpocket, puis par la Caixa Economica Geral et son centre culturel, où l'on peut, entre autres, découvrir l'histoire de la loterie nationale, une institution au Brésil. Je me retrouve ensuite sur la Praça Páteo do Colégio, lieu où en 1554, une mission jésuite a fondé São Paulo de Piratininga...

Viennent ensuite São Bento, l'avenida São João puis l'Empire State Building local: l'immeuble Banespa. Mon guide indique que l'on peut y monter pour apprécier une vue panoramique de SP, malheureusement une employée m'indique que l'accès est fermé à partir de 15h... et il est 15h12! Je reviendrai.

Ensuite, je laisse sur ma gauche l'Edifício Martinelli, soit le premier gratte-ciel d'Amérique Latine en 1929, puis retraverse le Parque Anhangabaú en donnant un rapide coup-d'oeil au Prédio dos Correios, soit la plus grande poste du Brésil. Et voilà le Monumento á Mãe Preta, hommage à la race noire, une sculpture représentant une femme noire allaitant un enfant blanc, alors que ses propres enfants sont affamés... Elle se situe à côté d'une petite église aux carreaux cassés et faisant face à une petite place refoulant des effluves d'urine...

Je me dirige alors vers la Praça República et aperçoit l'Edifício Itália et ses 46 étages. Là aussi, d'après mon guide, il y a une terrasse accessible pour les clients du restaurant... mais rien n'empêche de tenter. J'appelle un premier ascenseur pour accéder au 37ème étage. A priori personne ne m'arrête, on m'indique même le chemin d'un deuxième ascenseur pour accéder à la terrasse... mais une fois en haut, une femme m'interpelle. Je suis recalé, sauf si je paye une taxe de R$17 mais elle me dit que l'accès est libre de 15h à 16h (il est 16h28). Je reviendrai.

Les affaires reprennent

Et voilà la saison 2 qui commence. Arrivé jeudi soir après une bonne douzaine d'heure d'avion, depuis, je reprends le quotidien à SP.

En arrivant j'ai eu la tristesse de constater que la température descend vers 13°C vers 21h... mais heureusement, l'hiver n'est pas toujours aussi si "dur" que cela. Hier après-midi, les thermomètre avoisinnaient les 28°C pendant l'après-midi!

Aujourd'hui, j'ai repris les cours (avec un retard d'une semaine... chuuut!) et j'ai à nouveau pu manger des feijãos au bandejão dont les employés sont sortis de leur grève de près de 2 mois ("la grève de la Coupe du Monde") deux jours après l'élimination du Brésil, début juillet.

Je me suis même mis à chercher du travail, enfin un stage. Continuant un processus sélectif entamé en juin (et qui se déroulait théoriquement en juillet...), j'ai eu un entretien dans une entreprise de consulting en ingénierie des transports. Cela a commencé par un inattendu "dessine-moi un arbre" sur une feuille blanche... avant d'autres questions plus usuelles. On verra ce que cela donne.