ADM - Sydney

Venir à Sydney, c'est venir voir le fameux opéra. Il paraît plus petit et moins blanc que l'on pourrait croire. J'ai surtout été surpris de découvrir qu'il est recouvert de... carrelage ! Plutôt beige que blanc.

Celui-ci est situé au bord du Central Business District (CBD), le quartier des affaires. Le non moins fameux Harbour Bridge relie tout ce petit monde avec la partie Nord de la baie. Sydney abrite environ un cinquième des 24 millions d'habitants de l'île.

La colonie du New South Wales fût fondée le 26 janvier 1788, permettant aux britanniques de disposer d'une nouvelle colonie pénitentiaire afin de désengorger les prisons de Londres. Elle tombe à pic après la perte des colonies nord-américaines en 1776.

Le jour de la fondation de la colonie est celui de la fête nationale : "Australia Day". Les aborigènes, qui ont été décimés par les maladies venues avec les européens, préfèrent le nom de "Invasion Day".

James Cook ne s'est pas trompé : l'immense baie de Sydney est un port naturel idéal. A son embouchure, de hautes falaises sont harcelées par les assauts répétés des vagues. Elles sont particulièrement fortes en ce moment, ce sont les restes du cyclone ayant dévasté les îles Fidji quelques jours auparavant.

Le spectacle est impressionnant au bord de Coogee Beach. Une piscine naturelle parmi les rochers promet quelques sensations fortes aux plus intrépides. Le sentier menant jusqu'à Bondi Beach vaut également le détour, pour sa côte découpée et ses plages.

Les australopithèques aiment l'eau, c'est indéniable. Et le surf. Et faire du sport en général. Ils aiment la nature aussi. Cela tombe bien, Sydney est ponctuée de parcs nationaux (comme le reste du pays d'ailleurs). Ils aiment aussi les barbecues. Pour cuire des steaks et faire des burgers. Mais c'est hors sujet.

A 20 minutes en ferry, voici Manly : une longue plage propice au surf et le Sydney Harbour National Parc. De quoi se balader en pleine nature, le long des falaises abruptes. On regarde, ou on écoute, les vagues se fracasser en bas. En prime, le meilleur panorama du coin : vue sur toute la baie, la skyline du CBD en arrière-plan et le Harbour Bridge émergeant derrière la forêt d'un autre parc national.

Ah, j'allais oublier un détail qui a son importance : l'eau est à 24 degrés.

ADM - Tamanick & Marlee Downs

Comme de nombreux jackaroos (cow-boy australiens), Geoff élevait des moutons mais les dingos décimaient les troupeaux, ce qui l'a incité à se tourner vers la production bovine. Il possède 2 propriétés, Tamanick, créée par son grand-père, et Marlee Downs qu'il a acquise en 1985. La "station" est à l'outback australien ce que le ranch est aux plaines américaines ou l'estancia à la Patagonie.

Papa et maman, à la place de vos 65 hectares, dites-vous que Geoff a dans les 32 000 hectares ! Bien sûr, la production n'est pas la même, ni le pays, ni le coût du terrain.
Contre 55 vaches laitières en Bretagne, ce sont ici 1400 vaches de race à viande. La première ville n'est pas à 3 km mais à 80. Un quad, 5 motos tout-terrain, un tracteur, 3 camions, une demi-douzaine de pick-up et un même un bulldozer permettent de surveiller et gérer tout ça. Un gyrocoptère vient en renfort lors des grands "mustering", le rassemblement du troupeau. Une dizaine de chiens complètent l'équipe.

Les clôtures se comptent en centaines de kilomètres. Et quand il y a un puits pour chercher de l'eau dans les entrailles de la terre, c'est jusqu'à plusieurs centaines de mètres que cela se passe.

Pendant une semaine, je découvre la vie dans le "never never" et je file un coup de main pour réparer les clôtures, je fais des tours à moto, je conduis un pick-up (2,5 tonnes tout de même ces petites bêtes là) après le bétail, à travers les prairies, au milieu des kangourous, sous un ciel d'un bleu immaculé. Et si le vrai luxe, c'était l'espace ?

ADM - Rendez-vous en terre inconnue

Tamanick cattle station ? Alors c'est pas compliqué : en arrivant à Brisbane, tu prends la motorway à droite, tu vas tomber sur la Warrego highway, tu roules vers l'ouest pendant 600 km et à Mitchell tu tournes à gauche vers le sud, encore 80 bornes. Attention à pas taper un kangourou !

J'ai fait un bond de 1300 km dans l'atmosphère entre Townsville et Brisbane, avant d'avaler les 9h de bus jusqu'à Mitchell. Eh dis !

Mais où cela me mène ? Chez Geoffrey & Jacqueline, mes hôtes wwoofers numéro 2, modestes propriétaires de 80 000 acres dans les plaines... Le wwoofing vient de prendre une autre dimension !

En fait, je rencontre d'abord Lorrayne & Larry, qui sont venus me chercher à ma descente du bus. Ils s'occupent de l'une des deux propriétés : j'ai nommé Tamanick.

Je rencontre Geoff le lendemain matin. Son grand-père a acheté le terrain en 1923, repris par les 2 générations suivantes. Je loge dans l'ancienne maison des grands-parents. Une vieille baraque en bois qui grince au milieu de l'outback, donnant un côté Petite maison dans la prairie à ce mélange de Dallas et de Mac Gyver.

ADM - Wwoofing

L'étape suivante de mon séjour chez les australopithèques, c'est une nouvelle forme de voyage pour moi : le wwoofing.

Le principe : être nourri et logé contre une demi-journée de labeur quotidien. L'idée est aussi de partager ses expériences et/ou ses connaissances. Généralement dans des fermes, mais aussi chez des particuliers qui souhaitent un coup de main dans leur jardin par exemple.
Suite à l'inscription au wwoofing australien et l'envoi de quelques mails, j'ai atterri chez Russel & Rachel, près de Townsville. Ils travaillent tous les deux en lien avec la Grande Barrière, et sont donc de fins connaisseurs du sujet.

Ils s'intéressent également à la vie terrestre et entretiennent sur leur propriété de 2 hectares un espace naturel pour la faune et la flore locale. C'est là que j'interviens : je participe à la "régénération du bush".

Honnêtement, je me suis un peu fait avoir par cette expression légèrement pompeuse... cela consiste surtout à enlever de la mauvaise herbe. Du coup, je sais maintenant que je suis capable de travailler de 7h33 à midi dans un cagnard de 34 degrés. Par contre, vers midi 35, je commence à voir 36 chandelles.

Les bons côtés de tout ça, c'est que je vois pleins de wallabies (des kangourous en plus petits) en totale liberté, avec le Mont Elliot en arrière-plan (le toit du Queensland... 1200m seulement, mais les australopithèques du coin en ont l'air fiers) et qu'il y a un parc national à moins de 2 kilomètres pour piquer une tête dans l'Alligator Creek (ici les rivières s'appellent des creeks) ou crapahuter dans les rochers.

Rassurez-vous, il n'y a pas d'alligator dans l'Alligator Creek. Et là, vous allez me demander pourquoi la rivière s'appelle comme ça... bah je sais pas. Elle aurait pu s'appeler la rivière aux mille jacuzzis vu la température de l'eau et le nombre de cascades.

Ah, et je pourrais faire un tour avec le bateau de mes hôtes, mais pas avant 2 ou 3 jours. 2 ou 3 jours de mauvaises herbes contre une escapade en bateau ? Huum, pas le temps... ou plutôt pas envie. Suivant !

ADM - La Grande Barrière de corail

Dès le premier jour à travers le hublot de l'avion, j'ai vu un bout de la Grande Barrière de corail. Superbe. Restait à la voir de près. Se presser au milieu de dizaines de bateaux arpentant les mêmes récifs abimés par le tourisme, le tout sous la pluie... cela ne me disait rien du tout. Du coup, j'ai passé mon tour.

Mais c'est quand même dommage de venir jusqu'ici et de ne pas faire un tour près de la plus grande structure réalisée par des organismes vivants au monde. En effet, la Grande Barrière s'étale sur 2600 km.
Eh bien c'est chose faite depuis Mission Beach. Très peu de bateaux partent de là, mais tous les autochtones assurent que c'est un meilleur spot que Cairns, les récifs étant mieux préservés. Et détail qui a son importance : le beau temps vient d'arriver.

Sur les récifs, le paysage sous-marin est exceptionnel. Des poissons par brochettes, petits et grands, colorés et argentés. Des coraux de toutes les formes et de toutes les couleurs. Des étoiles de mer violettes. Le tout avec une visibilité de plusieurs mètres. Comme une piscine géante avec de l'eau à 30 degrés... mais en combi à cause de quelques méduses.

En bonus une tortue de 80 cm de diamètre et un petit requin. En double bonus : un dauphin vient nous saluer sur la route du retour.

ADM - Australie !

Me voilà dans le Queensland, au Nord-Est, le long de la Grande Barrière de corail, paradis des plongeurs. Pour l'instant, il pleut pas mal et la moindre activité coûte un bras. Surtout que je débarque d'Asie... je me réacclimate au monde occidental.

Sur le papier (sur la carte), toutes les aventures sont possibles. Mais je prends mes repères : je compare avec la France... oh bon diou, mais c'est énorme ! Il faudrait traverser l'Europe. Deux fois. J'ai un peu l'impression d'être prisonnier des distances. Contrairement à l'Inde, pas moyen de monter dans un train pour passer d'une région à une autre en échange de quelques roupies.

Comme je n'ai que deux bras et que je veux les garder, c'est compliqué de louer une voiture à moi tout seul et de tracer 5000 km à travers le continent... euh le pays... enfin on va dire le pays-continent.

Pourtant, c'est bien par la route que l'Australie se découvre. En espérant une meilleure météo, je descends de Cairns à Mission Beach. En bus.

C'est le jeu ma pauvre Lucette !

ADM - Singapour (by night) en images

Une fois n'est pas coutume, je vous ai mis les photos de Singapour dans les articles... mais je ne résiste pas à un petit bonus : quelques vues de nuit, notamment depuis le 46ème étage de l'immeuble, libre d'accès.

Vue d'en bas...


A 160 m du plancher des vaches...


Lau Pa Sat : des dizaines de restaurants bons marché proposant toutes les cuisines d'Asie. Ma cantine pendant 4 jours.


La skyline.


Le port de Singapour, plaque tournante du commerce mondial.


Le Marina Bay Sands, le fleuron urbanistique de la ville.