Après les quelques photos d'usage, nous souhaitons prendre le téléphérique pour monter au sommet. Cette fois, pas d'itinéraire bis. Lorsque je souhaite acheter 2 tickets à R$22 l'unité, je me rends compte que je n'ai que R$42 et des poussières. Je cherche alors ma carte de crédit... et ne la trouve pas, je l'ai laissée à l'auberge! Je tente alors de récupérer quelques reais en payant avec mon vale-refeição (la carte que j'ai obtenue avec mon stage, qui fait office de tickets-restaurant), mais aucun des magasins ne l'accepte. Dans l'impossibilité de récupérer ces R$2 supplémentaires, nous redescendons au niveau de la mer sans être monter tout en haut du Pain de Sucre. Un peu irrité, je me console en me disant que la vue tout en haut est semblable à celle de la première étape...
Au bout de 5 minutes, deux bus arrivent en même temps. La première femme que j'ai interrogé s'en va enquêter auprès du chauffeur du bus de derrière tandis que les deux aures demandent pour nous au chauffeur du premier: ce bus est le bon, et ils nous poussent quasiment dedans, à peine le temps de les remercier et encore moins de dire au revoir à l'autre femme. En tout cas, le bus nous déposent à minutes de l'auberge: merci beaucoup, pouce en l'air pour les Cariocas (habitants de Rio).
Quasiment tout est fermé pour Noël, à part un restaurant à deux pas de l'auberge. Nous y mangeons très bien, et, voyant que l'on est français, le serveur s'amuse à parler en anglais avec nous, seul moyen permettant à Sandra de dialoguer avec les locaux. Au moment de partir, le serveur nous dit qu'il y a un autre français. Nous rencontrons donc Emilien, en étude à la fac d'architecture de l'USP, un gars que j'avais déjà croisé dans une fête à SP... le monde est petit. Il nous propose d'aller à Copacabana et d'assister au concert gratuit d'un célèbre chanteur brésilien, Roberto Carlos (comme le footballeur) mais nous sommes trop fatigués. En le recroisant deux jours plus tard, nous apprendrons qu'il n'a finalement rien vu du concert, noyé au milieu de plus de 400.000 spectateurs! On a bien fait d'aller dormir.