Jour 5 - De Potosi à Uyuni

"Bin il est où le jour 4?" se disent les plus attentifs... et bien je n'ai pas encore de photos pour vous en parler, alors je le garde pour plus tard.

En attendant, quelques photos d'un trajet de bus de 220 km à travers l'Altiplano bolivien. Les paysages sont divers et variés, à vous de juger pour le côté esthétique. Je précise également que pendant les 6h de trajet, nous avons eu le droit à de la musique: un rap bolivien et un vieux remix en espagnol de Bernard Lavilliers entre autres (passant en boucle). Pour 41 Bolis (4,1€), cela les vaut... ou pas. Sans compter le passager qui sentait l'urine...


Vous remarquerez que le style de végétation change radicalement d'un lieu à un autre, la météo aussi peut changer radicalement. Un orage a éclaté sur le chemin, en quelques minutes, des cours d'eau ont commencé à traverser la route à de nombreux endroits, mais il en fallait plus pour arrêter notre valeureux chauffeur, qui nous a menés jusqu'à Uyuni (dernière photo).

Ville d'environ 11000 âmes, Uyuni est une bourgade perdue au milieu du désert. Située sur une terre inhospitalière, subissant le vent, le froid et le soleil, autrefois carrefour ferroviaire important, Uyuni se développe aujourd'hui grâce au tourisme. La proximité du fameux Salar, attirant des touristes du monde entier, n'y est pas étrangère. Au contraire.

Jour 3 - Chacaltaya

Cela signifie "chemin froid" en Aymara, langue parlée au temps des Incas et encore pratiquée par 2 millions de personnes, en Bolivie principalement. Chacaltaya est un sommet dans les environs de La Paz, culminant à 5395m.


Chacaltaya est une ancienne station de ski, la plus haute du monde. Il n'en reste qu'une station météo et un laboratoire de physique, à cause du réchauffement climatique et de la disparition complète du glacier de Chacaltaya en 2009, vieux de 18000 ans.


Pour s'y rendre, c'est 2h en camionnette déglinguée, ras le ravin. Il y avait notamment plusieurs brésiliens dans le groupe, les nombreux "oh meu Deus do ceu!" (= oh, mon Dieu du ciel) traduisaient leur appréhension des manoeuvres de Pedro, notre chauffeur, flirtant avec le bord du gouffre à plusieurs reprises. Mais cela reste un des endroits de haute altitude parmi les plus accessibles au monde.


Une fois atteint la station, il est possible de monter les 100 derniers mètres à pied, dans la brume, la neige et le froid, mais avec peu d'oxygène à cette altitude! En tennis et en sweat, c'est pas de tout repos, mais la récompense a été d'avoir le droit à une petite percée dans les nuages, histoire de voir un peu le paysage. Par temps dégagé, il est normalement possible d'observer les sommets aux alentours, ainsi que le lac Titicaca et les nuages au-dessus de l'Amazonie bolivienne.


Ensuite, notre tour nous emmenait à la Valle de la Lua ou Vallée de la Lune, région où l'érosion du sol argileux a sculpté une sorte de désert de stalagmites.

Le soir, nous sommes à la estacion de autobuses (=terminal de bus). Entre toutes les compagnies, nous trouvons un La Paz-Potosi pour 80 Bolivianos (8€), 10h de trajet. Le bus sent le bolivien pas frais et il pleut à l'intérieur du bus (l'employé du bus a vainement essayé de colmater l'infiltration avec du scotch!) mais cela fera l'affaire.

Nous quittons donc La Paz. Il commence à pleuvoir sur la ville. Vers 21h, notre bus sort du terminal. Le long d'un trottoir j'aperçois un tas de cartons et autre détritus. Une petite fille de 7 ou 8 ans se tient debout à côté, sandales aux pieds, un chapeau sur la tête, elle regarde la rue, je ne sais pas ce qu'elle attend là. Derrière, un petit bonhomme encore plus jeune est assis par terre. 2 mètres plus loin, un autre enfant se met à l'abri de la pluie sous une bâche, il passera sans doute la nuit dessous. Je me dis que la pauvreté est bien visible à La Paz. La pluie continue et le bus s'éloigne dans la nuit.

Death Road Survivor

C'est ce qui est toujours écrit sur le T-shirt "offert" par les agences à tous ceux qui ont descendu "la route la plus dangeureuse du monde". Pour que vous vous fassiez vous même votre idée sur le degré de danger de cette fameuse route, voici quelques clichés!


Comme je l'ai déjà fait remarquer, il ne vaut mieux pas rater son virage... la photo à gauche expose assez bien les possibles conséquences. Certains n'ont pas eu leur T-shirt. Sur la route, on pique-nique, mais on peut aussi prende une douche sous les cascades!

Le récit du voyage (re)commence

Je vous ai déjà conter ma première journée à La Paz, il ne me reste donc qu'à vous montrer des photos, que voici!


Pour commencer, les classiques photos d'avion. Oui, la première journée du voyage a principalement consisté à décoller, atterrir et attendre dans les aéroports. Ci-dessus, à gauche, l'Argentine, à droite, une vue aérienne de Buenos Aires.


La Paz est une ville très animée, pleine de marchands et pleine de badauds, avec des vieux bus colorés pour transporter tout ce petit monde.


Ci-dessous, la plaza Murillo, du nom d'un des précurseurs de l'indépendance de la Bolivie, place principale de la ville où se trouve notamment le palais présidentiel, et quelques vues de la ville.



I'm back

Ca y est! Je suis de retour à SP. Après 8h d'avion, je retrouve mes repères dans la mégapole brésilienne. Le temps de prendre possession de mon nouveau logement, enfin, de ma nouvelle chambre dans la pension, de ranger mes affaires et de faire une ou deux lessives, et je raconterai, avec le maximum de photos, ces 45 jours sud-américains.

Aujourd'hui, à SP, il a fait du soleil, le jour le plus beau depuis plusieurs semaines paraît-il, mais la pluie est déjà arrivée. SP n'est pas la ville connaissant le meilleur été, loin de là...

La fin du voyage...

Me voilà déjà à La Paz, 2 jours avant mon avion, donc tout va bien! Je peux donc en profiter pour me reposer en dormant dans un lit pour la première fois depuis une semaine (3 nuits sous tente, 3 nuits dans les wagons et une nuit dans le bus!) et faire quelques achats, ici, il y a beaucoup de produits bon marché.

Le trajet Cusco-La Paz s'est très bien passé. Je suis passé par Puno, au bord du fameux lac Titicaca, que j'ai pu admirer à travers la fenêtre du bus. Magnifique! Par contre, je n'aurais malheureusement pas navigué sur ses eaux... il faudra que je revienne un autre jour!

Prison Break

Je me suis échappé!

Aujourd´hui, le plan fut d'évacuer en premier les personnes dormant à la gare. Le bon plan était donc de dormir dans les trains. Ceci personne ne le savait! Notamment plusieurs francais, fatigués de mal dormir dans les wagons, ont passé leur quatrième nuitée dans un hotel... erreur. Ils sont encore sur le site en ce moment.

Ils reste encore de nombreux touristes sur le site, mais aujourd'hui, la météo coopère et les rotations d'hélicoptères fonctionnent bien. La presse francaise n'en parle pas, la catastrophe d'Haïti occupe naturellement plus d'espace. Mais outre les touristes, les inondations ont sévèrement touché beacoup de villages péruviens, une campagne de dons a notamment lieu actuellement à Cusco ainsi qu´à la télévision.

Pour ma part, je dois maintenant rejoindre La Paz pour prendre mon avion, cela est tout à fait jouable, sauf si la météo rend certaines "routes" (piste en terre) impraticables pour les bus, ce qui, d'après la presse locale, est peut-etre le cas dans la région de Puno, ville par laquelle je suis, a priori, obligé de passer...