ADM - Rendez-vous en terre inconnue

Tamanick cattle station ? Alors c'est pas compliqué : en arrivant à Brisbane, tu prends la motorway à droite, tu vas tomber sur la Warrego highway, tu roules vers l'ouest pendant 600 km et à Mitchell tu tournes à gauche vers le sud, encore 80 bornes. Attention à pas taper un kangourou !

J'ai fait un bond de 1300 km dans l'atmosphère entre Townsville et Brisbane, avant d'avaler les 9h de bus jusqu'à Mitchell. Eh dis !

Mais où cela me mène ? Chez Geoffrey & Jacqueline, mes hôtes wwoofers numéro 2, modestes propriétaires de 80 000 acres dans les plaines... Le wwoofing vient de prendre une autre dimension !

En fait, je rencontre d'abord Lorrayne & Larry, qui sont venus me chercher à ma descente du bus. Ils s'occupent de l'une des deux propriétés : j'ai nommé Tamanick.

Je rencontre Geoff le lendemain matin. Son grand-père a acheté le terrain en 1923, repris par les 2 générations suivantes. Je loge dans l'ancienne maison des grands-parents. Une vieille baraque en bois qui grince au milieu de l'outback, donnant un côté Petite maison dans la prairie à ce mélange de Dallas et de Mac Gyver.

ADM - Wwoofing

L'étape suivante de mon séjour chez les australopithèques, c'est une nouvelle forme de voyage pour moi : le wwoofing.

Le principe : être nourri et logé contre une demi-journée de labeur quotidien. L'idée est aussi de partager ses expériences et/ou ses connaissances. Généralement dans des fermes, mais aussi chez des particuliers qui souhaitent un coup de main dans leur jardin par exemple.
Suite à l'inscription au wwoofing australien et l'envoi de quelques mails, j'ai atterri chez Russel & Rachel, près de Townsville. Ils travaillent tous les deux en lien avec la Grande Barrière, et sont donc de fins connaisseurs du sujet.

Ils s'intéressent également à la vie terrestre et entretiennent sur leur propriété de 2 hectares un espace naturel pour la faune et la flore locale. C'est là que j'interviens : je participe à la "régénération du bush".

Honnêtement, je me suis un peu fait avoir par cette expression légèrement pompeuse... cela consiste surtout à enlever de la mauvaise herbe. Du coup, je sais maintenant que je suis capable de travailler de 7h33 à midi dans un cagnard de 34 degrés. Par contre, vers midi 35, je commence à voir 36 chandelles.

Les bons côtés de tout ça, c'est que je vois pleins de wallabies (des kangourous en plus petits) en totale liberté, avec le Mont Elliot en arrière-plan (le toit du Queensland... 1200m seulement, mais les australopithèques du coin en ont l'air fiers) et qu'il y a un parc national à moins de 2 kilomètres pour piquer une tête dans l'Alligator Creek (ici les rivières s'appellent des creeks) ou crapahuter dans les rochers.

Rassurez-vous, il n'y a pas d'alligator dans l'Alligator Creek. Et là, vous allez me demander pourquoi la rivière s'appelle comme ça... bah je sais pas. Elle aurait pu s'appeler la rivière aux mille jacuzzis vu la température de l'eau et le nombre de cascades.

Ah, et je pourrais faire un tour avec le bateau de mes hôtes, mais pas avant 2 ou 3 jours. 2 ou 3 jours de mauvaises herbes contre une escapade en bateau ? Huum, pas le temps... ou plutôt pas envie. Suivant !

ADM - La Grande Barrière de corail

Dès le premier jour à travers le hublot de l'avion, j'ai vu un bout de la Grande Barrière de corail. Superbe. Restait à la voir de près. Se presser au milieu de dizaines de bateaux arpentant les mêmes récifs abimés par le tourisme, le tout sous la pluie... cela ne me disait rien du tout. Du coup, j'ai passé mon tour.

Mais c'est quand même dommage de venir jusqu'ici et de ne pas faire un tour près de la plus grande structure réalisée par des organismes vivants au monde. En effet, la Grande Barrière s'étale sur 2600 km.
Eh bien c'est chose faite depuis Mission Beach. Très peu de bateaux partent de là, mais tous les autochtones assurent que c'est un meilleur spot que Cairns, les récifs étant mieux préservés. Et détail qui a son importance : le beau temps vient d'arriver.

Sur les récifs, le paysage sous-marin est exceptionnel. Des poissons par brochettes, petits et grands, colorés et argentés. Des coraux de toutes les formes et de toutes les couleurs. Des étoiles de mer violettes. Le tout avec une visibilité de plusieurs mètres. Comme une piscine géante avec de l'eau à 30 degrés... mais en combi à cause de quelques méduses.

En bonus une tortue de 80 cm de diamètre et un petit requin. En double bonus : un dauphin vient nous saluer sur la route du retour.

ADM - Australie !

Me voilà dans le Queensland, au Nord-Est, le long de la Grande Barrière de corail, paradis des plongeurs. Pour l'instant, il pleut pas mal et la moindre activité coûte un bras. Surtout que je débarque d'Asie... je me réacclimate au monde occidental.

Sur le papier (sur la carte), toutes les aventures sont possibles. Mais je prends mes repères : je compare avec la France... oh bon diou, mais c'est énorme ! Il faudrait traverser l'Europe. Deux fois. J'ai un peu l'impression d'être prisonnier des distances. Contrairement à l'Inde, pas moyen de monter dans un train pour passer d'une région à une autre en échange de quelques roupies.

Comme je n'ai que deux bras et que je veux les garder, c'est compliqué de louer une voiture à moi tout seul et de tracer 5000 km à travers le continent... euh le pays... enfin on va dire le pays-continent.

Pourtant, c'est bien par la route que l'Australie se découvre. En espérant une meilleure météo, je descends de Cairns à Mission Beach. En bus.

C'est le jeu ma pauvre Lucette !

ADM - Singapour (by night) en images

Une fois n'est pas coutume, je vous ai mis les photos de Singapour dans les articles... mais je ne résiste pas à un petit bonus : quelques vues de nuit, notamment depuis le 46ème étage de l'immeuble, libre d'accès.

Vue d'en bas...


A 160 m du plancher des vaches...


Lau Pa Sat : des dizaines de restaurants bons marché proposant toutes les cuisines d'Asie. Ma cantine pendant 4 jours.


La skyline.


Le port de Singapour, plaque tournante du commerce mondial.


Le Marina Bay Sands, le fleuron urbanistique de la ville.

ADM - Singatour

Mes hôtes étant partis en Malaisie pour le weekend prolongé du nouvel an chinois, outre la piscine, la salle de sport et le spa des espaces communs de l'immeuble... je profite aussi d'un de leurs vélos. Je recherche un itinéraire pour faire le tour de Singapour, soit environ 150 km...

Ici, la circulation est globalement très fluide. Il faut dire que circuler en voiture coûte très cher entre les taxes d'importation (120%!), l'achat aux enchères d'un "certificat d'habilitation" pour chaque véhicule (dans les 50 000 €...), les péages... ceux qui roulent au volant de voitures de sport et autres berlines de luxe ont donc un sacré pouvoir d'achat ! En contrepartie, le réseau de transport en commun est bien développé et un réseau de pistes cyclables existe entre la plupart des nombreux parcs de la ville : les PCN (Parks Connectors Network).

Je pars à 7h du matin pour avoir un maximum de temps. Malheureusement, la météo est mauvaise aujourd'hui : pluie, vent et re-pluie. Les prévisions météo m'avaient averti. C'est pour ça que je suis parti en tongs et t-shirt. Je ne sors même pas le k-way. Quitte à être trempé, autant faire les choses bien. Ce n'est pas un problème lorsqu'il fait 30 degrés.

Je me prends tout de même plusieurs orages sur la tête, ce qui compromet pas mal mon objectif. Je longe la côte par le East coastal park et atteint Changi village. En chemin, je vois de nombreux campements de fortune. J'imagine que ce sont des migrants chinois ou indiens venus travailler... il paraît que cela fait parti des sujets tabous à Singapour. En tout cas, malgré la pluie, l'ambiance est plutôt camping en bord de mer que camp de réfugiés.

Après près de 70 km entre les parcs, je reviens vers la Marina. J'en profite pour jeter un coup d'oeil aux supertrees du Garden by the Bay, un grand ensemble de jardins et complexes de loisirs. Ces arbres artificiels font entre 25 et 50 m de hauteur !

Comme il n'est que midi, je ne suis pas encore rassasié... à défaut de faire le tour de la ville, je repars vers l'ouest et de nouveaux parcs pour une vingtaine de kilomètres supplémentaires. De retour vers 16h, je suis... exténué !

ADM - Singapool

La claque. Passer du Cambodge à Singapour, c'est un choc. De larges avenues quadrillent cette métropole où les gratte-ciels pullulent. La cité-Etat est l'un des pays les plus développés au monde. Après les qataris et les luxembourgeois, les singapouriens ont le plus gros pouvoir d'achat de la planète.

Tout est bien organisé, tout est propre. En même temps, la moindre infraction, comme jeter un papier ou un mégot de cigarette par terre, est verbalisée à coup de milliers de dollars.

Je suis hébergé chez une amie, Paulina. Avec son mari Malcolm, ils occupent un appartement donnant sur la marina... au top. L'immeuble est situé dans le downtown, le quartier des affaires, idéalement placé entre Chinatown et la Marina. La vue depuis le balcon au 40ème étage est impressionnante.




Etonnament, il n'y a pas que des énormes buildings. Il y a d'abord beaucoup de parcs mais aussi le quartier chinois, constitué de centaines de maisons basses, colorées et possédant beaucoup de charme. Tout ceci fait de Singapour une ville très agréable.
Il y a bien des choses qui ne vont pas ici... les desserts par exemple. Un tas de glace avec un peu de sirop ne vaut pas une vraie glace. Et une soupe de haricots avec une boule de glace... plus jamais !

Outre Chinatown, je fais notamment le tour de la marina pour voir le fameux Merlion, mi-lion mi-poisson. Il se dresse face au non moins fameux Marina Bay Sand, un immeuble résidentiel... avec une sorte de paquebot posé au-dessus. Ci-contre la photo classique de ces deux emblèmes de la ville !
J'ai aussi l'occasion de me rendre à une pool party : littéralement, une fête dans une piscine. Bar et DJ au bord de la pool sur le toit et sous les gratte-ciels. Cela se passe dans un hôtel haut de gamme du quartier. J'arrive avant 16h pour profiter du free drink... mais la file d'attente me fera entrer 2 minutes trop tard. La règle c'est la règle ici, pas la peine de négocier. Ambiance un peu jet-set, avec pas mal de français dans le lot. Vu le prix des consommations, je m'abstiens de prendre un verre. Cela change des bia hơi de Hanoï. Ici, l'alcool est surtaxé. Cela n'empêche pas le bar de tourner à plein régime. On ne connaît pas la crise à Singapour.